Londres la grande se lamente dans un cri de douleur mais je vais la purifier en éliminant les basses classes, ces symboles de déchéance et de corruption.


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 Herbes à vendre [chez l'herboriste]

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Létale herboriste
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MessageSujet: Herbes à vendre [chez l'herboriste]   Ven 2 Avr - 12:00

Presque midi et rien ! Et bien quoi ? La ville se portait-elle mieux de nos jours ? N'avait-on point besoin de se soigner ou même de décorer sa maison ? Certes, la boutique d'Abigail n'était ouverte que depuis trois heures, mais elle s'ennuyait. Ces derniers temps, elle trépignait. Elle n'avait qu'un désir : que la nuit tombe pour partir à l'aventure. Même si l'aventure en question se résumait à poser des questions par-ci, par-là. Sans compter qu'elle essayait d'être discrète pour ne pas s'attirer de gros problèmes. Elle n'avait pas encore trouvé le courage d'arpenter les pires bas-fonds de la ville. Elle n'était qu'une petite bourgeoise après tout, même avec un ancien titre de noblesse.

Abigail quitta le comptoir et s'admira une énième fois dans le miroir au cadre décoré de roses qu'elle cultivait elle-même. Elle n'était pas vêtue pour aller jardiner et de toute façon, si elle débarquait les mains pleines de terre pour accueillir un client, elle n'était pas certaine du résultat. Des grandes manches pendantes, des lacets dans le dos, des jupes encombrantes... Heureusement qu'il faisait trop beau pour allumer des bougies, elle aurait risqué de prendre feu avec toutes les fanfreluches dont elle était affublée. Mais que voulez-vous ? C'était la mode.

La clochette de l'entrée finit par tintinnabuler. Aby se tourna aussitôt et se précipita sur le client sans même le regarder. A chaque fois qu'il y en avait un, elle espérait qu'il pourrait lui fournir des renseignements. Mais au mieux, ils riaient de ses allusions et la rassuraient. Les coupables ne s'en prendraient jamais à sa petite boutique !

"Bienvenue, sir. Que puis-je pour vous ?"

Alors, seulement maintenant, elle prit le temps de l'observer avec toute la politesse que laissait cet examen.
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MessageSujet: Re: Herbes à vendre [chez l'herboriste]   Sam 3 Avr - 14:17

S'ingéniant à confectionner quelques bocaux renfermant la mort, le jeune comte avait passé le début de la matinée dans l'une des pièces sombres qu'il affectionnait tant. C'était en ces lieux que le comte Hargreaves fabriquait nombre de venins, toxines ou mixtures létaux mais ce n'étaient pas les simples et banaux poisons qui l'intéressaient. Cain chérissait les substances qui faisaient connaître une mort atroce, une paralysie pré mortem, les sérums de vérité et autres réjouissantes molécules qui lui permettait d'avancer et même de devancer son père. Alexis possédait des armes de taille, les deadly dolls qui pouvaient se montrer excessivement gênantes et puissantes malgré l'instabilité de leur corps. Ces morts nés de pratiques alchimistes et occultes terriblement mystérieuses étaient les pions de cette partie d'échecs fatale. Mais il y avait surtout les fous, les arcanes, tous autant qu'ils étaient, manipulés subtilement par les démons de leurs passés. S'il y avait bien un domaine dans lequel le père du fils maudit excellait, c'était bien celui de la manipulation et il avait, bien malgré lui, transmis ce don à son fils. Mais ce n'étaient pas les esprits que Cain manipulait avec brio, simplement les herbes et substances malodorantes à l'origine de ses propres armes redoutables.

Le bourdonnement de l'alambic lui fit regagner la concentration nécessaire à la préparation, les graines de fenouil et de charbon commençaient à bouillir dans le venin de daedra, il fallait vite introduire les tiges de glycine.
L'art de préparer les potions demandait une concentration extrême et surtout une connaissance accrue des ingrédients. La fabrication artisanale n'était surement pas un jeu hasardeux d'apprentis sorciers et même loin de là. Le comte de la mort ajoutait avec conscience les ingrédients avec des proportions qu'il définissait lui même de façon empirique...

La mort naissait ainsi dans le manoir Hargreaves, entre deux couloirs, au sein d'une salle drapée de noir, accessible qu'en utilisant un protocole bien précis ainsi le comte n'était jamais dérangé lorsqu'il se mettait à l'œuvre. Les halos dorés des bougies menaient un âpre combat contre l'obscurité régnant dans la pièce. Se dirigeant adroitement vers la gigantesque armoire, Cain dégagea les tiges d'un bocal de verre.


* Il risque de bientôt m'en manquer...*

Refermant avec soin la grande armoire, il retourna avec hâte vers le monstre de verre dont quelques branches vinrent garnir le ventre grisâtre. Le liquide crépitait, faisant danser la glycine sèche en une rythmique funèbre. Le temps devait désormais faire son travail, Cain s'absenta un moment, laissant le distillat goutter avec patience.



Alors que les douze coups de midi s'apprêtaient à retentir parmi les éclats de voix des commerçants, le jeune comte arpentait, toujours avec élégance et distinction, les pavés londoniens en direction de la boutique d'Abigail, l'herboriste des Poisons. Ce jour, les rayons du soleil perçaient avec aisance les quelques nuages blancs éparpillés dans le ciel. Le temps était à la promenade et semblait ravir les gandins de la haute société ainsi que leur charmante amante. La foule permettait au jeune comte de passer inaperçu.

Arrivé au niveau de la rue attendue, Cain bifurqua puis passa le seuil de la porte en faisant tinter une petite sonnette. Diverses compositions fleurissaient de part et d'autre du comptoir, les plantes à parfums mêlées aux arbustes décoratifs conféraient au magasin un charme certain. Bien sur, les choses qui intéressaient le comte des poisons n'étaient pas mises en évidence et au contraire plutôt cachées.

L'herboriste ne se fit pas désirer et s'approcha avec hâte du client sans prendre la peine de lever son regard violacé. Le jeune homme ne put retenir un sourire qui vint tirer ses lèvres fines, il se demandait si elle se précipitait avec autant d'ardeur sur tous ces clients.
Restant pour l'instant immobile, le comte de la mort fixait de son regard inimitable la jeune femme en lui adressant d'une voix au timbre séduisant un salut des plus respectueux tout en ôtant son haut de forme.


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MessageSujet: Re: Herbes à vendre [chez l'herboriste]   Sam 3 Avr - 15:01

Le client fut tout de suite reconnu. Abigail ne pouvait pourtant pas dire qu'elle était accoutumée à sa présence. Il dégageait toujours un certain charisme et un charme certain. Sans l'atteindre en plein cœur, ce dernier ne la laissait toutefois pas totalement de marbre. Qui le pourrait ? Après avoir croisé les iris particuliers de l'héritier Hargreaves, l'herboriste soupira longuement en abaissant ses cils fins, rien que quelques secondes.

"Comte Cain Hargreaves..." chuchota-t-elle avec une déception non cachée.

La jeune femme tourna les talons et s'en fut derrière son comptoir pour y chercher une petite clef couleur bronze, perdue au milieu des papiers et des plantes séchées, le tout masqué aux yeux des clients qui restaient bien sagement à leur place.

"N'allez pas croire que je n'apprécies plus votre compagnie, mais vous manquez cruellement de nouveautés."

Elle tourna à demi son visage vers le comte et lui accorda un infime sourire d'excuses. Ses doigts fins brandirent la petite clef et elle disparut derrière un rideau de perles qui émirent quelques tintements lorsque les minuscules pampilles de verres avec une violence toute délicate. Là, la pièce était éclairée de multiples petites bougies, disposées ça et là dans un semblant anarchiques. Mais ce n'était là que le paraitre, puisque chaque cylindre de cire était disposé exactement là où il servirait le mieux. Ainsi, chaque étagère qui supportait un poids élevé de produits révélait les secrets des bocaux sans mal. La table sur laquelle étaient arrangées mille et une plantes fraîches ou sèches, voir entre les deux, était parfaitement éclairée. Abigail se dirigea vers cette dernière et examina une rose de couleur noire. Ses doigts caressèrent des pétales encore légèrement humide. Elle la laissa là et se dirigea vers le fond, comptant sur la présence du comte derrière elle.

"Que vous faut-il aujourd'hui ? J'ai refait un stock complet hier. Veillez s'il vous plait à ne pas me laisser que du vide."

Elle introduisit sa clef dans la serrure d'un vaisselier qu'elle venait de rejoindre et qui était beaucoup moins visible que le reste de son atelier. L'herboriste ouvrit une seule des portes et jeta un coup d'oeil, inutile, dans l'intérieur à peine visible. On devinait encore une fois bocaux et plantes sèches, mais les rares noms inscrits feraient frémir qui n'était pas novice en matière de poisons.

"A moins que vous ayez besoin de plantes fraîches..." fit Abigail dans un semblant de questionnement, les dents de la clef posées sur son menton dans une figure caricaturée de la réflexion.

La jeune femme finit enfin par poser ses yeux sur Cain, un sourire moqueur sur les lèvres. Elle s'attendait à ce qu'il lui fasse tout refermer et se changer pour lui obtenir ce qu'il désirait.
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MessageSujet: Re: Herbes à vendre [chez l'herboriste]   Ven 9 Avr - 20:55

Impassible, Cain se laissait dévisager par l'herboriste dont les yeux croisèrent un instant ses iris maudits. Lesdits iris semblaient avoir eu un effet redoutable sur la jeune femme mais pas tout à fait celui auquel on s'attendait. La mine déçue, Abigail accueillit le maître des Poisons d'un soupir disgracieux. L'héritier Hargreaves commençait à connaître la jeune femme qui possédait un caractère bien trempé et n'hésitait pas à dévoiler ses pensées. Il percevait un décalage amusant entre son physique juvénile et la maturité de son esprit, peut être que sa force venait de ce décalage car sans se méfier, on pouvait la croire docile et naïve puis se laisser habilement berner.
Mais c'étaient surtout les connaissances de la vendeuse d'herbes qui avaient, aux premiers abords, intéressées le comte, Abigail le fournissait en certaines matières premières qui lui permettaient de confectionner avec habilité des bocaux mortels. L'empoisonneur en distribuait parfois à ces sympathisants, une petite aiguille imbibée pouvait sauver une vie.

Le jeune homme connaissait le protocole, une petite clé brune dissimulée derrière le comptoir puis l'atelier obscur masqué par les pampilles d'un rideau de verre. La jeune femme le souleva délicatement et dévoila, dans le doux tintement des pendeloques translucides, les étagères garnies de verreries refermant diverses substances. L'odeur devait y être assez désagréable pour des narines non initiées. Le comte avait fait parvenir à l'herboristerie certaines mixtures de végétaux en décomposition gardées, à l'abri de la lumière des bougies, dans un vaisselier caché par l'ombre régnant au fond de l'atelier.
Toujours sur le seuil, le maitre des poisons s'enfonça enfin pleinement dans l'atelier. Ses narines s'activaient à identifier certaines substances intéressantes, l'odeur particulière de l'arfluid se dissimulait derrière nombre de branchages aromatiques desséchés. L'arfluid, contenu dans les canaux des tiges de chareas, pouvait s'avérer être un antidote puissant pour les poisons basiques s'il était parfaitement dosé sinon il provoquait une mort foudroyante. Fort intéressant.


« Votre réaction précédente me laisse deviner que les clients se font rares en ce moment ? »

Malgré son précédent soupir, Abigael semblait tout de même joueuse, son sourire en disant beaucoup. Mais l'heure n'était pas à l'amusement.

« Néanmoins, je crains ne plus faire encore longtemps partie des moteurs de votre ennui. »

Finissant ces mots avec toujours ce même timbre envoutant, le comte de la mort rendit à son vis à vis un léger sourire. La lueur d'une bougie se laissa capter par ses prunelles mordorées, leur conférant une intensité déconcertante.
Le jeune homme garda un visage empli de mystère, se retourna puis se dirigea vers la table centrale.
Une rose noire était disposée aux côtés d'une multitude d'herbes qui se vidaient peu à peu de leur essence vitale. La noble fleur se flétrissait également peu à peu, ses pétales commençaient à s'assécher, sa tige à brunir et ses épines à tomber. Néanmoins, même avilie elle restait belle et continuait à dégager l'espoir d'une prochaine floraison. Tout comme Londres, la rose noire attendait qu'une âme daigne lui rendre son essence avant que la vermine achève la putréfaction.


« A vrai dire, ma venue n'est pas uniquement motivée par tous ces bocaux. » dit il, laissant peser comme à son habitude, un voile de mystères sur ces intentions.

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MessageSujet: Re: Herbes à vendre [chez l'herboriste]   Mer 21 Avr - 9:48

Le sourire d'Abigail s'effaça doucement, coulant sur son visage, à l'évocation de ses difficultés de commerçante. Elle abaissa sa main et la joignit à sa jumelle, pour jouer avec la petite clef. Ses yeux se détournèrent. Non pas que le Comte Hargreaves venait de la blesser de ses paroles. C'était plutôt que cela lui rappelait l'ampleur de sa situation financière, qui n'avait rien de réjouissant. Elle avait dilapidé le faible pourcentage de la fortune de son défunt mari qui lui avait été attribué, tout cela pour faire renaître cette boutique. Une boutique qui ne le lui rendait pas. La plupart du temps, les gens venaient chercher une fleur pour offrir à leur dame. Certaines londoniennes venaient quérir de temps à autre des plantes à tisane, mais trop peu. Abi ouvrit la bouche pour murmurer un petit "En effet.". Mais elle n'eut pas à extrapoler. Cain poursuivit sur une note encore plus dramatique pour elle. Ne plus faire partie de sa vie ? Et il voyait cela comme un bienfait ? Etait-il fou, ou aveugle, ou stupide ? Non, cette dernière solution était à exclure, Abigail en avait déjà eut la preuve. Elle retrouva son sourire, bien que plus léger et moins sincère.

"Si je ne vous vois plus, comment vais-je faire pour transmettre à votre petite soeur quelques bouquets pour colorer ses appartements ?"

Un sujet bien trivial en vérité. Une vérité à éviter. Une question demeurait également : qu'avait-il voulu dire ? Inutile de lui poser la question. S'il voulait lui en parler, il le ferait. Elle ne le presserait qu'en dernier recours.

Malgré tous les efforts d'Abigail pour servir le comte, ce dernier se détourna de l'armoire qu'elle lui présentait et alla admirer les plantes qui séchaient sur la table. Abigail s'alarma en voyant qu'il s'intéressait de près à la rose noire. Sa couleur n'était nullement due à la sécheresse. L'herboriste se précipita et plaça sa main au-dessus de la plante, craignant que le comte Hargreaves ne soit tenté d'y poser ne serait-ce qu'un doigt.

"N'y touchez pas, je vous pries. Vous pourriez vous piquer."

Elle agrémenta ses paroles anodines d'un regard plein de sous entendus. Il était facile alors de deviner que cette rose était exceptionnelle au delà de sa couleur inhabituelle. Mais Abigail ne tenait pas encore à dévoiler ses petits secrets à ce sujet. Chacun son tour après tout. La jeune femme ramena son bras contre son corps et attendit que Cain poursuive ses dires. Il venait chercher autre chose que ce qui était ordinairement prévu. Ou bien était-ce lui qui apportait quelque chose ? Comme la suite se faisait quelque peu attendre, Abigail le pressa d'une voix douce.

"Et bien ? Que me vaux donc votre visite, sir ?"

Il avait éveillé sa curiosité et elle n'était pas quelqu'un de très patient.
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MessageSujet: Re: Herbes à vendre [chez l'herboriste]   Sam 24 Avr - 13:08

« Si mon père n'a pas réussi à m'empoisonner alors que je n'étais qu'un enfant, je doute que cette rose y parvienne » dit il d'un ton sur, surement trop sur.

Les prunelles s'imprégnant de l'éclat des bougies les plus proches, Cain était resté face à Abigail, près de la rose à la beauté envoutante. Il observait son sourire s'effacer jusqu'à ne laisser, sur son doux visage rond, qu'un second sourire, beaucoup plus léger, peut être même forcé, qui en disait long sur la situation financière de la jeune femme. Cain restait attentif aux informations que lui apportait la gestuelle de son vis à vis, une nervosité soulignée par le jeu de ses mains et enfin ses deux orbes améthystes qui se détournaient. Cette situation financière ne paraissait pas très réjouissante mais permettait au comte de se conforter dans ce qui allait suivre même si pour l'instant cela perdurait sous un voile opaque.
Ses précédentes paroles avait mal été interprétées car peut être mal formulées. Il n'était pas question de laisser la jeune femme seule contre les arcanes qui se faisaient de plus en plus virulents depuis l'affaire Cremorne. Au contraire le comte avait une petite idée derrière la tête. Mais avant tout il était important de clarifier la situation.
Gratifiant la vendeuse d'un sourire sincère il commença :


« Je vous pries de vous ôter cette idée de la tête, Abigail. Je ne peux pas décemment vous laisser tomber, je vous ai promis comme à tous les Poisons qu'ensemble nous ferons tomber Delilah pour faire éclater la vérité au grand jour. »

La sincérité de l'enfant maudit se lisait dans ses yeux et transparaissait à travers le timbre de sa voix. La vérité serait contée, cela ne faisait aucun doute. Le temps demeurait l'unique inconnue dans ce combat. Le jeune comte avait concocté un petit stratagème contre Delilah qui impliquerait l'herboriste de façon plus intense dans la lutte contre l'impensable. Il était temps d'expliquer à la jeune femme, qui commençait à s'impatienter, la réelle cause de sa visite.

« Ma chère Abigail, comme je vous l'ai dit, ma venue n'est pas simplement motivée par votre marchandise. Il abaissa la voix par prudence. Delilah n'accepte pas les échecs, le massacre des jardins l'a été selon eux malgré les morts, prenant un regard compatissant il continua, dans le sens où le nom de l'organisation a faillit être révélé. Leurs attaques à mon égard seront désormais plus pointues, plus réfléchies car ils savent pertinemment que je ne suis plus seul. Ils savent désormais que nous, les Poisons, sont leurs seuls et véritables ennemis, ceux qui s'ingénient à leur mettre des bâtons dans les roues. »

Cain se décala doucement pour se placer aux côtés de la jeune herboriste, son regard était capté par la rose mystérieuse qui, désormais, lui faisait face. Prendre au dépourvu était l'arme de cette fleur, éveiller la curiosité de façon à baisser la crainte de l'adversaire pour frapper encore plus fort était l'une de celles du comte.

« Les arcanes ne tarderont pas à faire le rapprochement entre la disparition de votre mère, votre boutique et moi même... laissant Abigail digérer ses dires il marqua une petite pause. Je vous propose de tout préparer de façon à accueillir comme il se doit les pantins de mon cher paternel. »

Les derniers mots avait été prononcés avec un timbre méprisant au travers duquel il était aisé de déceler les sentiments que Cain éprouvait envers son propre père, son bourreau. Il y avait cette lueur intense de ses yeux et dans sa voix qui en disait long sur sa détermination.

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MessageSujet: Re: Herbes à vendre [chez l'herboriste]   Sam 24 Avr - 17:03

Il ne risquait rien ? Abigail souleva un sourcil douteux à la phrase du Comte, ses lèvres formant une petite moue réprobatrice. Si elle avait réagi un peu excessivement, elle avait ses raisons. Néanmoins, elle ne lui dit rien de vive voix. D'abord, elle était trop jeune pour l'élever. Ensuite, son orgueil faisait partie de son charme, elle n'avait pas envie de le lui enlever.

Quant à ce que Cain l'abandonne, là encore elle avait réagi trop vite. L'herboriste avait tendance à voir les pires côtés des choses en ce moment, sans vraiment savoir pourquoi exactement. Il y avait tellement de raisons possibles qu'il lui était difficile de choisir la coupable. A moins que ce ne soit la conjugaison de toutes qui était à incriminer.En tout cas, les réponses du comte vinrent la soulager d'un petit poids. Elle avait été idiote. Evidemment que Cain n'allait pas la laisser seule alors que Delilah gagnait en assurance. Ce n'était pas le moment d'évincer des Poisons de l'organisation. Abigail sentit ses épaules s'affaisser sous le coup d'une certaine détente alors que le comte Hargreaves la rassurait. Les mains de l'herboriste retombèrent le long de son flanc, signe d'apaisement. Au moins un peu.

"Alors je vous en pries, expliquez-vous." l'invita-t-elle sur un petit sourire.

Alors que Cain s'expliquait en prenant le soin d'introduire son sujet, Abigail l'observait attentivement avec la plus grande concentration. Son cerveau effectuait des tas de réseaux reliant causes et effets, tout ce qui touchait de près ou de loin aux mots de l'héritier Hargreaves. Ainsi, tout devenait plus logique et les solutions aux problèmes émergeaient d'eux mêmes semblait-il. Si l'herboriste s'adonnait à un tel exercice lorsque Cain parlait de Delilah et des Poisons, c'était parce qu'à coup sûr, il allait lui demander de faire quelque chose. Elle devait donc se préparer à tout le mieux possible pour ne pas devenir une gêne.

Le comte finit par se déplacer. Abigail ne put que remarquer son intérêt pour la rose noire. Elle le déplora autant qu'elle l'apprécia. Un léger sourire naquit à nouveau sur ses lèvres fines, une expression pour elle-même. Mais elle fut tirée de sa demi-satisfaction par la dernière phrase de Cain, qui provoqua chez elle une euphorie grandissante. Certes, il avait été clair sur le fait que Delilah devenait de jour en jour plus dangereuse, mais n'avait-il pas évoquer quelque préparation pour nuire à l'organisation. Son "paternel" plus précisément, si l'on en croyait le jeune Cain. Cela avait-il vraiment tourné à l'obsession ? Si Delilah était mise à terre mais que le père fondateur restait en vie, Cain poursuivrait-il la lutte ? Il était improbable que l'un existe sans l'autre mais, admettons l'hypothèse que le vieux Hargreaves soit inapte à faire le mal et inaccessible : Cain retournerait-il toujours ciel et terre pour se venger ou autre ? La réponse la plus évidente ne plaisait pas plus que ça à Abigail.

"A la bonne heure ! Voilà qui devrait ensoleiller mes prochaines journées."

Une tonne d'idée enflamma son imagination, un peu trop sadique pour elle, mais ce n'était que fantasme après tout.

"Vous aviez une idée précise ?"

Disant cela, Abigail fit un pas en avant et mis un gant de cuir pour prendre la rose noire. Elle la porta doucement à ses narines pour en respirer le parfum. Faible, mais on décelait encore la senteur doucement sucrée.

"J'ai fait cela pour les Poisons... ou pour vous, tout dépend des occasions qui se présente à nous."

Abigail jeta un regard aux yeux brillants par dessus son épaule. Manipuler ainsi la fleur était dangereux, mais elle était sa créatrice, elle n'allait tout de même pas en avoir peur.

"Voici ce que cette petite merveille fait : ce n'est guère original me direz vous, mais cela fait son effet. " Abi' pivota de manière à pouvoir regarder Cain en face. Elle cessa de jouer avec son arme végétale et la maintint entre eux deux, à hauteur d'yeux. "Les pétales sont inoffensives, mais les épines ainsi que la sève sont mortelles. Et le décès est plutôt foudroyant. Cela dit, certaines agissaient aussi par simple contact de la tige. Je suis près de découvrir la composition du poison, mais j'ignore totalement pourquoi la fleur ne blesse pas. Voyez, c'est encore dans un état primaire de contrôle, mais cela pourrait être utile avec assez de prudence."

Il n'y avait pas que cela qui faisait la dangerosité de la rose. Elle était fascinante et attirante. Sa couleur, la forme de ses pétales, son odeur... Elle ressemblait à s'y méprendre à une rose ordinaire si on mettait à part sa robe d'ébène, mais il y avait de très subtiles différences qui avaient le don d'attirer l'oeil humain. Avec un petit rire presque moqueur, Abigail lança :

"Elle me fait beaucoup penser à vous, comte Hargreaves."
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MessageSujet: Re: Herbes à vendre [chez l'herboriste]   Lun 3 Mai - 18:46

Les explications de l'héritier Hargreaves semblèrent détendre la jeune herboriste, le jeu nerveux de ses mains, témoin de son inquiétude, cessa pour laisser place à une mine approbative et même complice. Ces paroles avait certainement chassé l'ennui environnant et éveillé une curiosité à l'origine des éclats que Cain décelait dans les prunelles de son vis à vis, le genre d'étincelles qui marquent une imagination abondante. Le maître n'en attendait pas moins.
L'herboristerie allait certainement devenir leur terrain de jeu, il était normal d'écouter un scénario proposé par la maitresse des lieux avant de soumettre une quelconque idée. La conception de stratagèmes réfléchis et ficelés avec soin visants à un dénouement élégant, terriblement tragique pour l'ennemi n'inquiétait pas le jeune comte. Des idées, il en avait toujours mais sa curiosité, l'intérêt qu'il lui portait et sa galanterie le poussa à laisser Abigail exprimer les fruits de son imagination qui embrasaient son charmant regard améthyste.


« Vous m'en voyais ravi Abigail, dit il en la gratifiant d'un séduisant sourire, les idées ce n'est pas ce qui me manque mais je serais curieux d'écouter vos pensées sur le sujet. Regardant une fois encore la rose ensorcelante... La création d'une telle oeuvre me laisse deviner l'étendue de votre imagination ».

Le comte des poisons contemplait avec envie la rose brune manipulée délicatement par l'herboriste, la main gantée de cuir. Humant avec subtilité et l'élégance les pétales subjuguants du funeste végétal, Abigail en dévoila le mystère. Il s'agissait d'une utilisation très poétique du poison que l'héritier Hargreaves appréciait, lui même n'avait jamais cherché à coupler la vie à la mort, il ne s'intéressait qu'à la dimension mortelle et assujettissante de ces substances létales en n'utilisant jamais de leurre pour duper, sa personne constituait son principal artifice et se suffisait à elle même. Ses prunelles maudites appariées avec sa ruse lui garantissait l'excellence.

Les dernières paroles de la jeune femme le firent sourire légèrement car il s'était fait la même réflexion lorsqu'il avait admiré la rose à la robe d'ébène, il s'était identifié à cette arme ténébreuse, servant la mort de façon raffinée et surement trop brutale de par le sentiment de surprise.


« C'est bien pour cela qu'elle est tant plaisante » ajouta t'il, le regard profondément ancré dans celui de l'herboriste.

Les pétales inoffensifs alors que les épines et la tige infligeaient une mort foudroyante aux ignorants curieux et distraits. Il s'imaginait déjà comment rendre cette oeuvre encore plus dangereuse et donc savoureuse. Une concentration de mort dans le pistil de la plante, un empoisonnement furtif, caché par la noirceur des pétales... La mort entourée d'un séduisant et attirant linceul. Des noms de substances létales fusaient dans l'esprit du comte, il lui manquait juste les détails de la fabrication pour pouvoir dévoiler à Abigail les protocoles les plus appropriés.


« J'ai appris à dompter les poisons et sais désormais les plier à ma volonté... En alliant mon art au votre nous pourrions donner naissance à une arme encore plus fascinante et redoutable. »

Les orbes incestueux de Cain accueillirent une lueur éclatante qui vint décupler leurs contours dorés... Tous deux étaient amenés à réaliser de grandes choses.

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MessageSujet: Re: Herbes à vendre [chez l'herboriste]   Mar 18 Mai - 13:23

[Ohlala, vraiment désolée, j'ai dû effacer l'e-mail d'alerte de réponse par inadvertance. é_è ]


Le comte venait de lui laisser une voie bien libre à exploiter. Ils allaient utiliser l'herboristerie pour piéger leurs ennemis. Et c'était elle, Abigail, qui allait concevoir le chemin de supplices qui les mènerait à la mort. Un sourire un peu trop cruel pour son visage étira ses lèvres minces. A force d'attendre l'heure de la vengeance, le poids sur son cœur pesait de plus en plus. Elle en venait presque à désirer que coule le sang. Mais ce n'était pas là son style. L'herboriste couva la rose noire des yeux, sublime échantillon de mort végétale. Non, elle ne ferait pas couler de sang. Leurs cadavres seraient beaux, ainsi que de pauvres hères paisiblement endormis.

C'était pour cela qu'elle était tant plaisante. Parce qu'elle lui ressemblait ? Curieuse remarque. Ce n'était de coutume pas ce que l'on disait de soi même, plutôt à l'être convoité. Mais Cain Hargreaves n'était pas le nobliau lambda disponible à tous les châteaux de campagne. Néanmoins, Abi ne l'encouragea pas dans cette voie, préférant ignorer tout bonnement ses dires.

La jeune femme finit par déposer la rose sur la table pendant qu'elle réfléchissait au dangereux parcours qu'auraient à affronter les agents de Delilah. C'est alors que le comte des Poisons souligna la possibilité d'allier leurs forces pour obtenir une arme puissante et certainement des plus séduisantes. Le nez d'Abigail se fronça légèrement lorsqu'elle remarqua la légère lueur qui avait pris possession du merveilleux or verdâtre de Cain. L'idée lui plaisait, mais le comte pouvait parfois se montrer légèrement inquiétant. Comme pris de folie. Passagère ?

Abigail passa la pointe de sa langue sur le coin de sa lèvre et se lança :

"J'ai bien quelque chose à... leur proposer. Mes plantes sont plutôt vivaces en ce moment. Je vous laisserai le soin de les amener ici par une quelconque tentation. Mais je vous garantit qu'une fois à l'intérieur, ils n'auront que peu de chances de s'en sortir vivant. Et puisqu'ils sont si habiles à manipuler les gens par des mots de menace ou de séduction, ici ce sera des plus inutiles. Le poison peut être administré de tellement de façons. Contact bien sûr, piqûres, gaz... On peut aussi en boire. Avec votre aide, je pourrai utiliser certaines propriétés de mes plantes hybrides pour les rendre très nocives."

Son regard coula à nouveau sur la rose et elle la recouvrit d'un tissu léger avant de retirer son gant.

"Il faudrait donc que vous parveniez à créer des poisons qui ne tuent pas ces diverses plantes. Je vous aiderai bien sûr, car elles ne sont pas toutes identiques sur ce plan. Loin s'en faut même. "
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MessageSujet: Re: Herbes à vendre [chez l'herboriste]   Sam 10 Juil - 19:40

[je suis vraiment navré de toute cette attente ]

Abigail et Cain commenceraient sans tarder à transformer l’herboristerie en tombeau, la petite boutique si ravissante se garnira de pièges empoisonnés qui faucheraient les détritus dirigés par la volonté du Cardmaster. Il s’agissait en tout cas des fins imaginées par le jeune comte qui désirait une fois de plus devancer son paternel. Sachant de quoi son père était capable en faisant avancer habilement ses pions, l’héritier Hargreaves s’imaginait que Delilah s’apprêtait à frapper au cœur de ses acolytes. Le manoir était inaccessible, Alexis ne commettrait pas deux fois la même erreur, il ne sous estimerait plus son fils. Même les arcanes les plus fous ne pouvaient s’imaginer les secrets enfouis dans cette propriété, leur maitre lui-même n’en connaissait qu’une infime partie…

« Les poisons nous laissent, en effet, la possibilité d’emprunter divers chemins plus ou moins sinueux mais dont l’issue reste toujours aussi funeste. »

Le regard du comte enfermait toujours cette même étincelle inquiétante.

Plantes et poisons offraient un large éventail de morts, le jeune comte finit par en dégager l’une d’elles. Qui se méfierait du parfum d’une rose ? Cette odeur unique, terriblement agréable et à la limite de l’envoutement que seule la reine des fleurs laissait à humer. Bien sur le contrôle serait difficile mais la victoire absolument jouissive. Toute fois, Cain en avait conscience, peut être valait il mieux privilégier la sécurité à l’élégance cette fois ci.

Les orbes du comte perdirent l’étincelle de folie qui les avait éclairés de façon angoissante pendant quelques minutes. …


« La rose… Nous devrions laisser une place d’honneur à cette merveille, la reine des fleurs, que diriez vous de nous pencher sur son parfum ? un léger sourire vint étirer les commissures des fines lèvres du comte des poisons, je veux parler d’un empoisonnement par gaz qui pourrait constituer l’une des pièces de notre ruse »

L’une des pièces uniquement, plusieurs chemins pouvaient être utilisés : l’empoisonnement gazeux, par contact et bien d’autres encore. Tous deux avaient à faire, une petite visite au manoir Hargreaves s’annonçait de façon à commencer diverses expérimentations… cependant il ne restait plus beaucoup de temps pour les erreurs. …

« Abigail, parlez moi de vos plantes hybrides ainsi que de vos connaissances et de vos expérimentations en matière de poisons végétaux. »

Cain attendait un résumé sur l’état actuel des recherches de l’herboriste de façon à connaitre les points qui lui restaient à éclaircir mais également de s’imprégner de sa jeune expérience dans les substances létales et de leur association avec les végétaux. …

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MessageSujet: Re: Herbes à vendre [chez l'herboriste]   Mer 25 Aoû - 16:16

La petite canne de bois cerclée de bronze frappait vigoureusement le sol, au rythme d'un pas boiteux. La petite mélodie du claquement de canne et de chaussure sur le pavé avait tendance a agacer les passants, d'autant que dès le petit matin Mr Hobbes se plaisait à faire un petit tour dans les rues. Et oui, Mr Hobbes était un matinal car ,comme le disait toujours son arrière-grand père avant d'aller écumer les bars pendant sa tournée, << Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt >> . Par ailleurs, Robert était apothicaire, et il devait donc aller chercher ses produits de bon matin, pour profiter de leur fraicheur. Ainsi donc, le claudiquant Robert Hobbes se rendait a l'herboristerie, humant l'air avec ce qui lui restait de poumon. Quand Mr Hobbes marchait, on le toisait. Personne ne pouvait s'empêcher de regarder son immonde verrue sur le menton, ni son visage décharné de vieillard, et par dessus-tout les petits yeux vicieux et d'un bleu de givre roulant dans leurs orbites enfoncé. Certaines personne le croyaient fou, et n'allaient jamais dans sa boutique. D'ailleurs elle était presque tout le temps fermée, ou alors c'était un employé qui s'en occupait. A croire que Mr Hobbes n'était plus le même depuis qu'il était parti en voyage en Ecosse. D'ailleurs certaines personnes s'en plaignait.

- Pousses toi vieillard !

Un clochard visiblement ammoché par de nombreuses heures très fructueuses de boisson acharné, lui tint à peu près ce language, accompagné d'un coup sur l'épaule. Mr Hobbes avait marché sur le pied du pauvre voyou, qui n'avait pas hésité a se défendre, contre un pauvre vieillard. Mais Mr Hobbes n'était pas d'humeur aujourd'hui. Alors Mr Hobbes poussa l'homme dans la ruelle dans laquelle il avait élu domicile. Surpris qu'un vieil homme ait encore de la tonicité, il n'eut aucune réaction quand la canne en bois révéla une petite lame en son bout. D'un geste habile, Robert piqua la jambe de l'homme. Puis il fit demi-tour en boitillant, d'une manière relativement ridicule, avant de déclarer.

- Je l'ai piqué chez la concurrence .

Après ce jeu de mot habile qui força Robert à sourire de toutes ses dents jaunes et noircies. Il quitta le clochard le plus rapidement qu'il pû sans trop attirer l'attention sur lui. L'herboriste n'était plus très loin, il ne fallait pas tout gâcher maintenant. Il eut une dernière pensée pour le pauvre homme qui allait agoniser plusieures heures, après ce petit coup du parapluie bulgare. En effet, le panneau de l'Herboriste apparu au-dessus de la foule, parmis d'autres. La porte de la boutique se tenait juste en dessous, et il n'y avait pas foule pour y entrer. Mr Hobbes poussa la porte, faisant s'agiter la petite cloche. Le petit tintement attira l'attention sur l'ignoble petit vieillard, qui remit ses binocles en place, avec une grimace. Il s'avanca vers le comptoir et tendit une petite liste, sans même demander si quelqu'un était avant lui, ou même si la vendeuse était occupée.

- Bonjour, pourrais-je avoir ses plantes dans les plus brefs, délai ?




Cinq Kilos de Noix
Vingts têtes d'Oignons
Dix kilos de Mangues ou Peaux de Mangues

En grosse quantitée:
Feuilles d'Eucalyptus
PassiFlore
Menthe
Ecorce de Gommier
Euphorbe, ou sève d'Euphorbe
Salvia
Pavot séché ou en pot
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MessageSujet: Re: Herbes à vendre [chez l'herboriste]   

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Herbes à vendre [chez l'herboriste]

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