Londres la grande se lamente dans un cri de douleur mais je vais la purifier en éliminant les basses classes, ces symboles de déchéance et de corruption.


[Forum RPG NC-16 inspiré de la série God Child de Kaori Yuki]

 
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 Alone

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Majordome du Comte des Poisons
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Majordome du Comte des Poisons

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MessageSujet: Alone   Dim 21 Nov - 19:37

Voila donc je voulais vous faire part d'une de mes nouvelles. Je ne sais pas si ça va vous plaire d'autant plus qu'elle est extrêmement sombre. Il doit y avoir encore quelques fautes étant donnée que je ne l'ai pas passé à la correctrice officielle (soit ma meilleure amie xD)

Titre: Alone
Date: Elle s'étend depuis 2006 (tout début) jusqu'en 2010 (ou je l'ai terminée pour de bon)
Personnages: ils sont tous de moi, tout comme l'histoire.
Genres: Shonen ai, violence (difficile de la définir pour moi qui la connait si bien)
Commentaire: Bon , en fait c'est une nouvelle qui me tient énormément à cœur. Son personnage principale ainsi que l'histoire à lentement évoluée avec le temps pour donner ce rendu final. Elle est en effet passé par 7 versions avant celle ci. Et dans chacune d'elle le caractère, le physique et la trame était totalement différente.... Voila j'espère que ça vous plaira même s'il est évident qu'un tel style ne peut pas faire l'unanimité. J'ai en plus conscience d'avoir un style d'écriture très....très lourds. Certainement mes phrases qui ne sont pas très fluides.

***

Alone



Il y a des choses que quelqu’un comme moi ne pourra jamais révéler. Des secrets si profonds et horribles, que même mes lèvres n’oseraient en articuler les sons.Quand la personne qu’on aime le plus est en danger chaque seconde et que sa vie dépends de vos paroles on apprend à bénir le silence comme il se doit de le faire !Je ne suis qu’un adolescent comme les autres… du moins en apparence.
Je me présente donc à présent, je suis Shun Shiroi et je viens tout juste d’avoir 19 ans aujourd’hui.


*** Le commencement***


Il y a des jours comme ça où le soleil semble se lever beaucoup trop tôt et ou le réveil même au bout de ses trois sonneries ne semble pas vous tirer de vos songes.
Tandis qu’il tentait de replonger dans un de ses rêves calculés et désiré la voix de sa mère raisonna dans la cage d’escalier et se répercuta jusqu’entre les murs de sa chambre.
C’était une femme très gentille et courageuse, le genre de personne que l’on admire énormément mais elle se faisait beaucoup trop de soucis pour lui ; surtout depuis que son père était parti de la maison sans laisser de traces.
Lorsqu’il l’entendit pour la troisième fois prononcer son nom, il se décida enfin à se lever. Avec toute la peine du monde il se frotta les yeux et repoussa sa couverture pour que la chaleur ne le force pas à retourner dans les bras douillet et accueillant de Morphée.
Il tira les rideaux de velours noirs quand on frappa à sa porte. Il enfila un pull de laine grise, aux mailles larges et entrouvrit la porte avec prudence.
Il jeta un regard furtif et fit face au visage furieux de celle qui l’avait mis au monde.

« _Ca fait trois fois que je t’appelle !
_Je sais maman, j’ai entendu ne te fâche pas … je suis juste en train de me préparer.
_d’accord, n’oublie pas de prendre ton déjeuner sur la table du séjour en descendant. »

Son ton était spontanément devenu très doux et maternel. Rassuré, Il referma donc la porte et termina donc d’enfiler cet uniforme qu’il abominait tant.
Un pantalon à pinces noires, un pull gris à l’emblème de l’école, une cravate rouge sang tel que la couleur de ses cheveux.
Ses grands yeux noir aux cils longs et épais étaient surmontés de très fins sourcils à la courbe harmonieuse qui pourtant lui donnait toujours un air maussade.
Le reflet qui lui faisait face comme chaque matin dans la glace lui parut aussi insupportable qu’à son habitude.
Sa bouche se tordit en une grimace de dégoût et se détourna enfin les yeux du grand miroir et y jeta un drap propre comme tous les matins pour ne pas se voir en rentrant. Le matin il était hideux, le soir il était tout simplement cauchemardesque. Il avait pris cette habitude pour ne pas faire des crises violentes qui inquiétaient sa mère plus qu’autre chose.
Il détestait cette immonde silhouette dont aucun contour net ne se dessinait dans le miroir comme s’il n’était qu’un de ces fantômes qui déambulent dans la rue en ce moment… Et après tout n’en était-il pas un ?
Il prit son sac en passant et dévala les escaliers à toute allure, il prit également son panier repas si amoureusement préparer et se jeta dans les entrailles du bus.
Sûrement l’endroit le plus horrible qu’ai pu crée ce monde avec le métro…
Cette foule grouillante et ces murmures incessants…
Il ne passait jamais inaperçus et suscitait autour de lui un mouvement et des discussions
Sans fin.
Après tout qu’était-il vraiment? un garçon, une fille, ou seulement un hybride entre les deux,
un jeune adolescent malade et en plein rejet de son propre corps.
Tandis qu’il continuait de se tenir à la barre de fer et de se laisser aller aux mouvements chaotiques du véhicule il observa les badauds d’un air curieux.
Tous tristes, tous dans la même tenue… aucun sourire…
Et tandis que les stations défilaient il se demanda si un jour les gens seraient heureux, le serait il à son tour aussi ?

Lorsqu’il arriva enfin au fameux bâtiment de pierres grises, il grimaça de dégoût. La nuée de pull gris se faufilait entre les grilles de fer forgé.
Il se fraya un chemin entre des visages inconnus quand il aperçut Daisuke.
Il se tenait comme à son habitude, sur le pas de la porte. Un sourire chaleureux éclairait son visage presque enfantin.

« _Bonjour Shun… presque en retard. Il ne faudrait pas que ça devienne une habitude.
_En hiver la chaleur des draps se fait beaucoup plus douillette… ça m’empêche parfois d’entendre le réveil ou les appels incessants de ma mère.
_Vraiment ? Pauvre femme tu es un gamin insupportable. Tu dois lui causer énormément de soucis…
_Et encore si tu savais … »

Il pencha la tête sur le côté comme il le faisait lorsqu’il était nerveux ou inquiet. Il tritura nerveusement ses doigts avant d’enfin me dire ce qui le tracassait depuis de longues semaines déjà. Le visage de shun se fit plus dur comme à chaque fois qu’il présentait que le sujet de discussion allait les mener à une dispute inévitable. Il adorait daisuke et cela depuis l’enfance : c’était un jeune homme calme et attentionné … le genre de personne réfléchit et intelligente qu’on aime avoir auprès de soi, cependant il était parfois étouffant et cela les amenait parfois à ne plus se parler pendant de longues semaines.

« _Tu as recommencé pas vrai ?
_A faire quoi ?
_A vomir… ne fais pas l’innocent je t’ai entendu hier après le déjeuner. Tu sais très bien ce que j’en pense Shun…
_S’il te plait… C’est bon, je sais …. Je n’ai pas besoin de morale.
_Ce n’est pas une morale que je te fais là ! je suis inquiet pour toi ! La dernière fois tu as fini à l’hôpital…
_Et je m’en suis sorti.
_A quel prix… Je suis ton meilleur ami Shun et je fais tout mon possible pour te soutenir comme il se doit mais quand admettra-tu que tu es réellement malade ? Et encore si je ne parlais que de tes crises incessantes d’anorexie… bon sang regarde-toi ! Reprends-toi !
_Pas en public…s’il te plait … pas ici….
_Très bien, mais pense à ceux qui te sont chers et pense à ce que l’ont ressent à chaque fois qu’on a l’impression de te perdre un peu plus… Allez file sinon tu ne seras jamais à l’heure en cours ce matin. »

Shun détala entre un groupe de premières années qui pouffaient de rire en lisant le dernier magazine à la mode. La brise fraîche courrait dans ses cheveux au rythme de ses grandes enjambées tandis qu’il rejoignait le compartiment sud du complexe éducatif.
C’est là qu’il prenait mes cours de dessin, de couture ou bien même de chant, de musique ou de cuisine … Des cours qu’il ne ratait absolument jamais …
Il s’assit sur une chaise dans le fond quand la pluie s’abattit comme une furie sur le toit de tuile de l’école.
Pour la première fois depuis longtemps il n’écouta plus le bruit de la voix calme et monocorde de son professeur de musique, seulement le bruit sauvage et naturel de cette pluie qui tombe avec toute sa colère sur ce monde sombre et souillé.

Parce que comme il pleut dehors, il pleut ainsi dans mon cœur…

Les heures de cours défilèrent avec une monotonie presque assommante. Ce n’est que vers dix-huit heures qu’il put enfin quitter l’enceinte du bâtiment pour enfin se faufilé dans la coure. Il avala une goulée d’air et alluma une cigarette en quittant la rue principale pour rejoindre la station de bus.
La pluie avait laissé derrière elle une odeur d’azote et d’humidité qui l’embaumait agréablement.
Il n’avait jamais aimé le soleil qui brûlait sans arrêt sa peau diaphane et fragile… non il aimait au contraire la pluie, la sensation qu’elle procurait et la fraîcheur qui la précédait…
Tout en consultant le panneau des horaires il vissa le casque de son mp3 sur sa tête et mit une de ces chansons préféré : un mélange de son classique comme le piano et le violon avec un son lourd celui des percussion, de la basse et bien évidemment de la guitare électrique.
Il aimait ce genre de musique qui lui vrillait les tympans et lui faisait tout oublier. Il chantonna et tapa le rythme sur sa cuisse en consultant sa montre , encore dix minutes et le bus arriverait. Déjà les lampadaires s’allumaient un à un dans les rues et donnaient une ambiance fantomatique à la ville à moitié endormie et désertée.
Le retour chez lui prévoyait d’être long et surtout fastidieux.

Lorsqu’il rentra il trouva sa mère en train de discuter au téléphone. Bientôt elle arriva et se précipita pour le serrer dans ses bras. Sa respiration était hachée et il pouvait sentire l’odeur salée de ses larmes sur sa peau.

« _Tu te rends compte de l’heure qu’il est ? j’étais morte d’inquiétude shun !!
_Le bus n’est pas arrivé… j’ai fais un peu de marche a pied rien de plus.
_Mon dieu ! mais tu te rends compte qu’il fait déjà nuit il pourrait t’arriver n’importe quoi !
_Maman ! tu m’écoutes et tu te calme maintenant… il ne m’est rien arrivé premièrement, deuxièmement mes cours ne se terminerons pas plus tôt parce que tu fais des crises d’angoisse à chaque fois que je rentre quand il fait nuit. »

La petite femme aux longs cheveux bruns et aux traits tirés le lâcha enfin pour se diriger vers la cuisine où le fumet délicat de la nourriture lui chatouillait les narines. Et malgré le fait que l’idée même d’avaler quelque chose lui donne la nausée, il sourit. L’arôme du lait de coco et des épices lui rappelait toujours de bons souvenirs. Le poulet au curry préparé par sa mère avait toujours été son plat préféré et malgré ses protestation bruyantes elle en préparait dès qu’elle s’inquiétait pour lui.
Il jeta son sac dans le hall et se déchaussa enfin. Ses long cheveux lui collaient dans le cou à cause de l’humidité et de l’effort qu’il avait fournit pour arriver sans trop de retard chez lui.
Il monta les escaliers et se réfugia dans son repère avant de chanter à tue tête tout en continuant de coudre sa prochaine tenue. Le tissu doux glissait entre ses doigts longs et fins tandis que sa voix mélodieuse résonnait en une pluie harmonieuse de notes :
Bientôt serait son jour… Bientôt il pourrait chanter avec les anges.
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MessageSujet: Re: Alone   Dim 21 Nov - 19:41

Ravie de la redécouvrir une nouvelle fois =)...

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Majordome du Comte des Poisons

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MessageSujet: Re: Alone   Mar 23 Nov - 16:40

(rire) tout le plaisir est pour moi mon cher Jezabel *révérence*

*** La rencontre***


Nous étions le dimanche. Son jour préféré de la semaine ! Le seul où il pouvait vraiment révéler qui il était au monde entier : un être hybride mais tellement fier parfois de pouvoir vivre. Entre la vie et la mort, mais fier de pouvoir encore faire un pas vers l’avenir.
Le seul jour de la semaine où il se sentait vraiment en vie et guérit de toute cette histoire et de toute cette pourriture qui le bouffait de l’intérieur.
Il portait ce jour là une tenue qui avait été faite de ses propres mains … une jupe de mousseline noire avec de la dentelle, un chemisier cintré et un corset dix-huit pouces… Shun portait également de très hautes bottes et des bas de coton blanc avec des notes de musique brodées sur le coté.
Ses cheveux étaient noués en arrière par un ruban de satin noir et ses yeux étaient maquillés par du fard à paupière noir et des traits de crayons bien placés qui agrandissaient son regard.
Le jeune homme traversait la route pour acheter du matériel à la mercerie quand cet homme vint vers lui. Tout d’abord shun se faufila entre les rayons tentant de le semer puis il se rendit compte qu’il continuait de le suivre en tendant un morceau de carton plastifié.
L’homme était de taille moyenne et semblait tellement louche dans son costume noir. Le genre de personne qu’on aurait put aisément prendre pour un maquereau, et dieu seul sais que ses lunettes de soleil teintées n’arrangeaient en rien cette impression dérangeante.
Il se retourna enfin les joues rouges de colère et lui fit face. Sa respiration haletante et le froncement de ses sourcils aurait dut le décourager pourtant il n’en paraissait même pas outragé. C’est avec un grand sourire qu’il lui tendit enfin le petit carton aux arabesque et aux lettres dorées sur fond noir.

Si je ne l’avais pas connu est ce que ma vie serait différente à présent ?
Serais-je quelqu’un d’autre ? Quelqu’un d’autre que ce pâle reflet de moi-même …

« _Bonjour je suis monsieur Sekitsu, je dirige une agence de mannequinât et de musique à Tokyo … oh je sais que ça ne se fait peut être pas d’aborder quelqu’un dans la rue comme cela mais je souhaiterais que vous passiez une audition avec nous ?
Bien sur ce serais contre une généreuse rémunération et nous ne vous demanderions pas de changer de vêtements ou quoi que se soit de contraignant pour vous … au contraire nous serions honorés de vous laissez faire comme vous l’entendez ? Alors ?
_Je … j’ai besoin d’un peu de temps pour réfléchir si vous n’y voyez pas d’inconvénient bien sur ?
_Non, c’est tout à fait normal. Je vous ai laissé mon carton personnel, il y a mon numéro professionnel, mon numéro de portable et bien sur l’adresse de l’agence. Si vous acceptez notre offre cette fameuse audition aura lieu le dimanche prochain aux horaires qui sont noté au dos…
_Je … j’y réfléchirais … je vous pris de m’excuser »

Il passa d’un rayon à l’autre nerveusement. Cet homme ne lui disait rien de bien mais après tout n’était-ce pas son rêve le plus cher ? Au fond de lui n’espérait-il pas plus que tout que ce jour arrive … mais peut être cachait-il quelque chose derrière sa demande si poliment formulé.
Il passa à la caisse en tendant les rouleaux de tissus et les mètres de dentelles qui lui fallait pour terminer la robe qu’il avait commencé la veille.
Cette fabuleuse robe dont il avait tant besoin pour son récital privé de ce soir… Celui-là même que personne n’entendrait réellement.
L’heure passa, d’ailleurs, beaucoup plus lentement qu’il ne l’eut espéré. Les préparatifs et la tenue avançait à grands pas mais les aiguilles ne semblaient pas avancer plus que ça sur le cadran, pire encore… elles semblaient poursuivre leur course dans le sens inverse. Lorsque tout fut finit il enfila la robe aux multiples volant et admira sa silhouette drapée de noir. Ainsi vêtu il semblait encore plus fin et grand. Il jeta un coup d’œil à sa montre puis sourit : enfin il était l’heure… il enfila des chaussures à talons noir et vernis qui claquèrent dans les escaliers et tenta d’éviter sa mère dans les couloirs… à cette heure avancée de la nuit elle aurait put appeler la police pour trois fois rien… inutile donc de lui laisser penser qu’il ne dormait plus dans son lit depuis plusieurs heures.

Il traversa les dédales de la cathédrale, tourna frénétiquement entre le colonnes de marbre blanc et rose. Ses cheveux claquaient frénétiquement en même temps que les volants de sa jupe. Le lierre courait sur les murs de cet ancien monument. Jamais une atmosphère ne l’avait autant apaisé que cet endroit, peut être étais-ce pour cela qu’il y venait si souvent chanter seul.
Il avait commencé à chanté dès son plus jeune âge… peut être 5 ou 6 ans tout au plus. Sa voix cristalline avait ravie les professeur qui l’avait encouragé à développé son talent … mais à vrai dire avec le temps il avait perdu le goût des cours magistraux à ce sujet… la musique ne pouvait pas n’être qu’une étude théorique, elle découlait d’une avalanche de sentiments… une pluie de notes qui peut être n’allaient pas entre elles au départ mais qui dans sa bouche seraient somptueuses… pour lui la musique avait toujours été un don… une alliée…
Il tourna une fois de plus dans l’étrange corridor tout juste éclairé. Les ombres déformées des ruines donnaient un charme ancien à ce lieu autrefois bénit de Dieu.
La lumière de la lune filtrait au travers de certains vitraux brisés ce qui créait de fabuleux arc-en-ciel parmi lesquels il voltigeait ce soir.
Il s’arrêta un moment juste pour reprendre son souffle.
Il monta sur l’autel et leva la tête, le toit qui s’était écroulé sous son propre poids des années auparavant filtrait lui aussi les rayons de lumière éclatante d’un astre à l’apogée de sa beauté. Tandis qu’il restait debout parmi les débris de cet ancien temps il ne sentit pas la personne qui se faufilait tel un félin entre les bancs de bois qui s’alignaient devant lui.
Il scruta les étoiles qui scintillaient dans le ciel d’encre de minuit…
Shun ferma les yeux et sentit sa voix grandir dans sa gorge puis la mélodie s’enchaîna comme d’elle-même. Une chanson pleine de chagrin mais aussi de colère et de haine.
Les notes raisonnaient comme un écho…
La peine de ces gens… les morts qu’il y avait eut ici… tout ça s’insinuait en lui par tous les pores de sa peau pour ne plus que faire qu’un avec lui et lui donné l’inspiration suprême…

L’air nocturne s’emplissait de sa voix, de sa peine et de sa révolte. Lorsqu’il ouvrit les yeux sa chanson était finie et ne restait plus que le calme meurtrier… Seul avec le silence, ce fut sa seule pensée a ce moment.
C’est à ce moment qu’il remarqua cet homme entre les rangs. Il portait un kimono sombre tout comme la couleur de ses cheveux et de ses yeux.
Ses cheveux bruns lui arrivaient jusqu’aux épaules et un désordre agréable s’y était d’ailleurs formé sûrement dut aux courants d’air qui régnaient dans l’édifice.
Il était grand et ses épaules étaient larges...
Si shun n’avait pas été si intimidé il aurait put le trouver beau. Il était tout ce qu’il aimait chez un homme.
Ses yeux bridés et sa peau pâle lui donnait un air typiquement japonais que lui n’avait pas. Sa carrure imposante et sa grande taille ne semblait pas altérer la fluidité de ses mouvements ni sa beauté presque mystérieuse. Un seul mot aurait put lui convenir : Élégant.
Lorsqu’il entrouvrit les lèvres, shun fit un saut en arrière, plus dut à la surprise qu’à la peur, et retomba souplement sur le sol accroupit. Il resta dans cette position féline pendant un moment espérant que ça le découragerait de toutes approches.
Mais l’homme fis un pas en avant et tendis sa main pour montrer qu’il ne lui voulait aucun mal. Shun eut un moment de réflexion et fronça les sourcils comme chaque fois qu’il devait examiner une situation d’un peu trop près. Il tourna alors autour du bloc de pierre sur lequel il se tenait quelques instants plutôt pour se retrouver devant lui.
Il se trouvait à présent en pleine lumière et il pouvait à loisir observer ses traits fins et gracieux. Son visage n’exprimait que de la douceur et de la compassion…
Tant de chose que lui-même aurait aimé posséder, lui qui ne possédait que la haine et la colère…
C’est peut être pourquoi il se sentit irrémédiablement attiré par cet homme dont la bonté se sentait même dans son regard.
Bien qu’il voulut s’enfuir à toute jambe sa curiosité le dévorait déjà… son ventre se nouait agréablement et il le laissa parler sans pour une fois ressentir cette méfiance envers l’être humain.

« _Bonsoir, Je m’appelle Satoshi … je t’ai entendu chanter et je n’ai pas pus résister à l’envie de t’approcher…j’espère ne pas t’avoir déranger…
_pas plus que ça…
_Quel est ton prénom ?
_En quoi cela vous regarde ? hum ?
_oh eh bien en rien il est vrai… je me demandais seulement… »

Il sembla embarrassé et shun dut se mordre les lèvres pour ne pas éclater de rire malgré lui. Ce jeune homme d’une trentaine d’années semblait peu doué en relations humaines… plus maladroit encore qu’il n’était aimable, et il lui donnait irrémédiablement envie de rire… une chose qu’il n’avait pas fait depuis bien des années…

« _Shun… Shiroi shun
_je vous demande pardon ?
_Mon prénom est shun…
_Vraiment ? c’est un très joli prénom…
_Relativement banal, dit il en haussant vaguement les épaules.
_Vous venez souvent chanter ici ?
_Le premier dimanche de chaque mois…à minuit comme ce soir.
_A c’est donc pour cela que je ne vous ai jamais vu ? »

Shun fit la moue à l’idée que quelqu’un d’autre foula ce sanctuaire qui n’appartenait qu’à lui. Il avait l’impression qu’on avait violé un secret intime, le sien… pourtant il ne lui en voulait pas plus que ça, ce qui l’étonna lui-même. Il était de nature très rancunière même envers les personnes qu’il ne connaissait pas, et de nature colérique il s’emportait parfois pour une broutille. Cette sensation de calme et de paix ne lui était plus arrivé qu’avec Daisuke et même après des années ils continuaient de se prendre le bec pour un rien.

Le plus jeune s’approcha d’un pas prudent vers lui avant d’être lui aussi complètement dans la lumière. Satoshi sembla choqué… il ouvrit la bouche plusieurs fois sans qu’aucuns sons n’en sorte. Son état d’hébétude acheva de faire rire shun pour de bon qui se tint les côtes tout en s’esclaffant.

« _On dirait que vous avez vu un démon…
_Un démon ? mais de quoi parlez vous ?
_Eh bien vous me fixez d’une telle façon qu’on aurait put croire que le diable en personne vous était apparut…
_Vous voulez rire ?
_Mais pas du tout ! votre expression parle d’elle-même…
_Mais voyons c’est ridicule ! vous êtes d’une telle beauté que n’importe qui resterait pantois devant vous comme je le suis a l’instant…
_Je vous interdit de dire une chose pareille !!
_Pardon… mais de quoi parlez vous ?
_Vous m’avez bien compris !!! je déteste les mensonges… »

Shun s’enfuit en enjambant plusieurs rangé de sièges laissant Satoshi complètement ahurit par ce comportement à la fois animal, sauvage et enfantin.
Une réaction peu commune et surtout totalement incohérentes avec le contenu de ses paroles.
Il se pencha et pris délicatement un pétales de rose entre ses doigts et sourit en l’apportant à ses narines.
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