Londres la grande se lamente dans un cri de douleur mais je vais la purifier en éliminant les basses classes, ces symboles de déchéance et de corruption.


[Forum RPG NC-16 inspiré de la série God Child de Kaori Yuki]

 
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 Velvet heaven (John S)

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Arcane Majeur
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Arcane Majeur "La Mort"

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MessageSujet: Velvet heaven (John S)   Sam 6 Nov - 13:23

Nuit sans sommeil, et nous disons routine. Equilibre, chose abstraite que voilà et forcement inconnu. Pulsion de mort, violence, l’odeur de fer était partout, Death pouvait parfaitement entendre la plainte autoritaire de son scalpel, qui lui priait de rester rubicond. Cela l’agaçait. Epancher sa soif, détruire les autres pour ne plus se détruire. Banalité. Quel jour sommes-nous ? Il ne s’en rappelait plus, les massacres de masses que lui préconisaient Alexis commençaient vraiment à lui faire perdre la tête malgré son peu de raison, à le rendre irrévocablement aliéné... Enfin du moins c’est ce que l’on pouvait croire. Etrangement, le mal ne venait pas seulement de là. Le vif du sujet s’appelle tout simplement Cassian. Le lanceur de couteau ne se rendait pas compte à quel point il nourrissait sa névrose, a veiller sur lui sans cesse mais à instaurer toujours cette distance sacrée… Jezabel ne lui avait donné aucune mission, lassé d’avance de son égocentrisme, car oui le chirurgien était atrocement égoïste c’était un fait parfaitement connu. Lassé de persécuter ? Mais pourquoi donc ?

La jalousie évidemment… Il savait qu’il ne pouvait pas emprisonner son subordonné indéfiniment, que de le gaver de travail ne ferait qu’accentuer cette faille. .. Cassian devait être à cette heure-ci dans l’un des bars pouilleux ou bordel puant de l’east-end, a cuver entre les cuisses d’une quelconque catin . Doctor plissa les yeux… Cette obsession là était devenue encore plus puissante que toutes les autres, et pourtant, elles sont légions. L’envie de possession reste sûrement son plus doux défaut. Oui c’était vraiment cela, de la possession. Mais ce soir, Death n’avait pas l’humeur d’espionner les faits et gestes de son sulbaterne et ne préférait pas non plus se noyer dans les boyaux rosés d’autrui. Pourtant, il lui fallait sous peu une nouvelle deadly doll et pour cela, dénicher la parfaite carcasse qui sera coquille de son pantin. Cependant, il était devenu sélectif. Palper les muscles poreux, en extraire le jus, il ne comptait plus les soirs sans lune à se noyer dans le carnage.

Une vie normale ? Il l’avait goûté aussi, pas plus tard que la semaine dernière, avec cette idiote mais comique de Melissa Dyrtrayn. « Pomper la candeur sous sa forme la plus brute, pour mieux la détruire », l’expérience était intéressante. Une vie bien rangée, des petits sourires, écouter l’être cher, lui assurer la singularité de son âme (Qui fut aisément vendue évidemment)… Le gentil et protecteur Docteur Blanchett était une couverture cocasse. Il avait tenu son rôle pas mal de temps a vrai dire, jusqu’au second acte en compagnie de Selene. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’il utilisait ce nom là. Pauvre petite blonde…. S’immiscer en silence, lui aspirer la matière vitale, toute faculté de penser, pour en faire une créature aux caractéristiques figées et atrocement soumise, afin de l’user jusqu’à la corde pour l’orchestrer dans n’importe quel objectif perfide. La jeune femme avait dompté son ennui. Une vive lueur lactescente éclairait ses pas, l’astre lunaire ne manquait pas de panache ce soir ! La fine pluie habituelle faisait cette fois, défaut.

Fait étrange que de ne pas entendre les mélodies improbables du fou, certainement perché comme d’ordinaire, en haut des tuiles, ou bien la démarche rapide de Moon, traquant ses proies. Delilah n’était donc pas de sortie ce soir, et un hypothétique changement d’atmosphère semblait tangible. Peut-être rencontrerait-il quelqu’un sortant du lot ? Qui sait ? Après tout, l’aurore incarnadine n’était pas encore en prévision. Jezabel marchait donc, ici et là, les cheveux détachés, portant comme d’ordinaire blanc et noir pour ses vêtements ainsi que son éternel air vague, bien que plongé dans ses songes monochromes. Il était l’arcane sans nom, the death, celui qui ne se lasse jamais du contact poisseux et métallique du vin de nos plaies. Certes, il était amplement déséquilibré, quel paradoxe pour quelqu’un capable de faire relever un individu dont le cœur avait cessé de battre depuis une durée indéterminée. D’ailleurs le card-master lui avait fait vent qu’une petite poupée, après fuite, se pavanait allégrement dans la capitale. Il faudrait certainement qu’il éclaircisse cela dans un futur proche, comment avait-elle pu survivre instable comme est le corps d’une deadly doll ? Génie teinté de folie…

Ce n’était pas une psychose absurde ou une banale légende, Zenopia et Jezabel étaient réellement capables de cette horreur inimaginable. Découvrir, créer, s’améliorer, se plonger dans les méandres de la conscience humaine…Blasphème et ostentation, réveiller les morts afin d’approcher un peu plus nombre de buts tordus. Travail intéressant. Outre cela ce qu’il aimait le plus, c’était s’infiltrer, imperceptiblement, comme l’eau qui dégorge du sol, de façon malsaine, jusqu’au charmant minois de son petit frère. Le faire souffrir subtilement, de loin, restait terriblement excitant. Les liens sont faiblesse, les écourter lentement n’apporte que jouissance.

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Charmeur de Serpents

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MessageSujet: Re: Velvet heaven (John S)   Lun 8 Nov - 11:01

Où allais-je. Vers quel étrange lieu le destin m’amenait-il encore. Sans doute devais je m’y résoudre, et non loin de là, en voyant l’eau couler, je perdais mes défenses, devant la nature, si belle, si parfaite en tout point. Je ne savais pas à quel point j’allais perdre pied, que j’allais sans doute ne plus jamais être le même, bien que j’étais déjà rarement moi-même, je dois bien l’avouer. Au-delà d’un simple état de fait, je me doutais bien que certains endroits fourmillaient des plus viles créatures de ce monde, qu’il soit souterrain ou de surface. J’ignorais, me penchant au-dessus de l’eau ce que j’allais vivre. Je sentis dans mon dos un frisson suivre docilement l’épine dorsale, pour finir dans ma nuque, et ainsi annihiler mes envies les plus libertaires, regardant par-dessus l’épaule, comme voyant un fantôme, je le vis lui, le diable aux cheveux d’argent. De toutes les Arcanes, il était sans doute le pire, le plus étrange cependant, pas le plus laid, mais d’une fourberie et d’une sournoiserie telle. Kain avait beau me secouer, cela ne servait à rien, j’étais là, immobile, et je ne pouvais qu’observer ma propre perte dans le reflet de ses yeux. J’avais rarement peur. Là, j’étais terrorisé. J’ignorais pourquoi le hasard avait voulu que je crois cet homme à ce moment-là. Destin farceur je te hais, comme si ce n’était pas suffisant d’avoir tous les arcanes sur le dos il fallait que ce soit cette carte-là qui tombe sur le tapis de jeu. L’arcane sans nom, Death, le docteur Jezabel Disraeli. Ma dernière rencontre avec lui m’a laissé un souvenir impérissable, et il le savait tout autant que moi, je ne devais pas rester là, je devais partir, fuir, en un mot, mettre le plus de distance possible entre lui et moi. Mais impossible. Je n’y arrivais pas. J’étais entre l’admiration et la terreur pure. Kain s’enroula un peu plus autour de ma gorge, voulant sans nul doute me réveiller par une suffocation, mais rien n’y fit, les joues plus rouges qu’autre chose, je fis un geste, un pas vers l’arrière.

Je ne saurais trop dire ce que je ressentais, si je voulais partir il était simple, je n’avais qu’à sauter dans la Tamise, et prier que Dieu me vienne en aide. Mais cette simple idée de prier me répugnait plus que le scalpel luisant de Doctor. De plus, je me disais sans doute que la mort par noyade était plus clémente, et je n’aime pas la facilité. Ondulant doucement comme la surface de l’eau, mon esprit vagabondait, perdu, entre les doigts de mes propres chimères. Je voulais secouer la tête, hurler, battre des bras, comme une pucelle en manque d’ardeur, mais je n’y pouvais rien, si je devais vivre, je ne devais pas bouger ? Curieuse idée, je connaissais les penchants sadiques et immoraux de Jezabel, je connaissais aussi sa passion farouche pour le regard fraternel. Les yeux, miroirs de l’âme, immortel façon de capturer l’instant entre deux globes vitreux. Je n’y pouvais rien, le frisson qui se dégagea alors que je le vis approcher, son éternel sourire en coin, la main sur le manche de bois de son scalpel, le poignet rentré dans son manteau, sa prestance digne des plus grands nobles me clouait sur place, me coulaient tout bonnement une chape de béton sur les épaules. Comme Alice au pays des merveilles, perdue alors que la reine de cœur veut lui trancher la tête avec le sourire. Je me sens comme un pauvre enfant loin de tout, ce que je peux avoir horreur d’avoir peur.

Non loin j’entendis du monde, mais cela ne le déconcentra pas, j’allais souffrir, c’était un fait parfaitement accompli, compris, et accepté. Mais pas résigné ! Je reculais enfin, sans me détourner, puis d’un claquement de talon sur le sol, je fonçais sur lui, sans pour autant lui mettre une droite, je donnais un coup d’épaule, je pensais que Kain allait le mordre, comme il le faisait avec tous, mais j’avais oublié le détail que Disraeli adorait les animaux, cruelle erreur, c’est ainsi que je me trouva dépossédé de mon compagnon, tombant en avant, percutant les caisses qui se trouvaient là, toussant, ma lèvre coupée par un morceau de bois, je regardais par-dessus l’épaule, ma propre perte. Kain était tellement docile entre ses doigts, que je me demandais s’il n’avait pas plus d’empathie que moi. J’avais beau frotter mes bagues l’une contre l’autre, le serpent ne fit aucun geste brusque, plus charmé qu’autre chose. Charmé comme je pouvais l’être. Mon cœur habituellement si calme se débattait dans ma poitrine, haletant, alors que l’effort n’était pas si conséquent, j’avais perdu ma seule chance de m’en sortir. Je ne pouvais partir, pas sans Kain. M’asseyant, passant une main dans mes cheveux, quelque peu en dehors du coup, j’étais un peu plus blafard qu’à mon habitude, mes yeux luisant quelque peu sous la fatigue, sans doute la lassitude, étais-je lassé de vivre ? Non ! Peut être juste lassé de me battre contre plus fort que moi.

Accepter ma défaite, quel cruelle ironie, quitte à mourir, que ce ne soit pas dans la rue comme un chien, je mérite mieux, je pense, mourir comme un idiot, et encore, c’est si vite dit. Qui ne se sentirait pas abandonné quand on ne comprend rien à rien ; D’habitude, le Lord envoie au moins Riff si l’un de ses amis a un ennui, ou encore, une personne de confiance. Pourquoi étais-je seul ? Personne ne se doutait que j’étais là ? Ou alors était-ce encore un coup de ce satané destin qui voulait que Doctor Disreali soit de sortie de soir là ? Mes yeux clos, un petit sourire serpent aux lèvres, désabusé sur ma propre condition, j’osais encore lui parler, ignoble créature sans visage que je suis.

-Je suppose que cela vous amuse au plus haut point. Tant qu’à faire ça, étripons nous dans les règles de l’art. Ne faisons pas ça à la vue de tous. Ils ne méritent pas de voir mon sang couler. D’ailleurs, je pense bien que vous seriez le seul pour lequel, je connaisse réellement la définition du mot terrifiant. D’avance je vous le dit comme un compliment…Sortez-en ce que vous voulez, mais je ne vous dirai cependant rien sur votre demi frère, ou sur le clan des Poisons. Avec ou sans votre consentement, il se pourrait bien que je prenne plaisir à mourir sous vos doigts de démon…


Fou. Etais-je devenu fou à lui parler de la sorte ? Non, je savais que de toute façon, que je parle ou que je me taise, le résulta aurait été le même. J’acceptais le fait accompli dorénavant. Je n’avais nul besoin de lui dire de laisser Kain tranquille, il ne fallait pas croire, je connaissais tout de même une facette du bonhomme… Pour mon plus grand malheur je n’étais pas au bout de mes surprises, je me relevai cependant, approchant d’une maison abandonnée sur le bord, mon cœur n’arrêtait pas de faire des bons. J’aurais pu partir. Mais à quoi bon. Sans mon serpent, c’est comme laisser mon fils. Déposant la main sur le bois pourri, je poussais la porte sur une mauvaise idée de ce que pouvait devenir un tombeau. Moi, John Simon Cee, né dans la fange, mort dans la putréfaction…Amen.
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Arcane Majeur
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MessageSujet: Re: Velvet heaven (John S)   Mer 24 Nov - 1:28

Tiens donc ? Hasard ou fatalité ? Peu importait…John Simon See, un Poison. Mais pas l’une de ces stupides pimbêches décérébrées collant son « cher » petit frère comme de la vermine à cadavre. Non… Un être doté d’un minimum d’esprit critique. C’était bien plus amusant. Ses yeux jaunes lui rappelaient un peu cette détestable lueur mordorée, il ne s’intéressa d’ailleurs, à absolument rien d’autre chez l’humain, davantage fasciné par son superbe compagnon à écailles ; symbole de la perversion la plus poussée, de la manipulation et de la tentation, incarnation terrestre du démon…
Les reptiles étaient superbes ; planter les crocs dans leur proie en un éclair, avaler doucement la pauvre créature, lentement, très lentement, des heures de plaisirs a goûter les moindres parcelles de chair et à empoisonner le sang… C’est bien la présence de l’animal qui le lui fit pas égorger sur place, à l’instant, son imprudent maître. Chute brutale, contact avec le tranchant d’une caisse. La vue du sang … Effet des plus particuliers chez Death. Cee portait le rouge de manière intéressante.
L’insolent lui cracha quelques mots. Jezabel ne l’écoutait pas vraiment, attardant ses yeux atones sur le carmin qui perlait aux lèvres du Poison, le feu de la violence commençait déjà à lui comprimer les veines. Regard furtif vers la Tamise, la neige n’ornait pas encore le gris des pavés et l’eau ne s’additionnait pas de givre…L’arcane sans nom attendait l’hiver, pour sa beauté et les râles que le froid apportait sur son passage.
Certes en cette période, la nature mourrait, mais elle n’était pas la seule, l’humain n’avait quant à lui, rien d’un phénix. Bientôt ils périront tous ces êtres corrompus par le péché originel, Doctor le premier, proie de l’éternelle malchance de ne pouvoir réussir à se supprimer avec succès…
Indifférence face au jeune homme donc…Sauf pour une phrase, la phrase.


« il se pourrait bien que je prenne plaisir à mourir sous vos doigts de démon… »

L’invitation était si délicatement proposée, brebis déjà souillée, sacrifiée sur l’autel de la corruption, John n’aurait rien pu dire de mieux que cela. Sentir la peur chez autrui, voir l’horreur couler au fond de ses yeux le spectacle s’approchait comme toujours la magnificence.
Il avait réussi à capter l’attention du chirurgien. Ses sens se réveillèrent doucement, oh je ne parle pas des sens que nous pensons innocemment en brave bêtes civilisées mais davantage la matière première de son sadisme, et de son tordu je vous l’accorde. Ce n’était pas de la violence bestiale, simplement de la violence malsaine, il y a une certaine nuance je vous prie. Alors, autant ne pas maculer copieusement les ponts… Cela ferait peut-être désordre, qui sait ?
Laissons les carcasses stagnantes vaquer à leurs occupations… Ce n’est pas encore l’instant de les forcer à reprendre souffle.

Un taudis s’offrait à eux. Ainsi soit-il. Ce fut même See qui en prit l’initiative. Je ne pourrais pas vous assurer de la stabilité des évènements par la suite, cependant il ne faudrait assurément pas y compter. Jezabel ne pourrait pas refreiner longtemps ses envies de torture. Et pourquoi les refreiner d’ailleurs ? Ce n’est pas comme si se contenir lui était coutume, tous savaient l’aspect sordide de ses occupations.


-Mon cher, laissez-moi vous faire découvrir votre instinct de survie…

Ou l’absence de, c’est selon.

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MessageSujet: Re: Velvet heaven (John S)   Dim 2 Jan - 0:04

Le frisson. Ce n’était pas preuve de courage que de faire l’imbécilité que je venais de faire, mais je préférais que le bain de sang se fasse en sillon sur ma peau qu’une autre personne, comprendre, un poison, se fasse piéger par la Mort. L’instinct de survie ? Je sentais d’ores et déjà qu’il était mis à rude épreuve, les épaules vibrante, le cœur tambourinant, en un éclair, j’étais passé de prédateur à proie, regardant autour de moi, il y avait de quoi faire. Approchant d’une table, mon imagination avait peine à imaginer tout ce qu’il pourrait se passer. Je savais cependant que j’allais souffrir. Et ce mot était encore faible par rapport à la réalité des événements. Nous n’étions plus humains depuis longtemps. Sans doute savait-il déjà tout de moi, mes faiblesses, mes craintes, il n’était pas un bête assassin pouvant se faire avoir par ses propres techniques, il était le maître incontesté de tout ce qui avait de malsain. Kain se faufila entre ses jambes pour venir s’enrouler autour de moi. Mais pour une fois, je ne voulais pas de sa protection. Je ne voulais pas qu’il lui arrive quoi que ce soit de mal. Le ôtant alors de mes épaules, je le déposais dans un geste lascif sans le désirer, tous mes gestes lents, n’étaient plus calculé par l’envie de survivre, mais bien l’envie d’oublier ce que j’allais subir. Le froid de la lame. Je ne voyais que ça. Reculant alors contre le mur, les doigts recroquevillés, contre la paroi. Docilement le reptile avait bien compris, et pire encore, se contenta de partir, me laissant seul face à mon agresseur.

-Les animaux sont fascinant de compréhension… vous ne trouvez pas… ? Ils comprennent tellement vite ce que des humains mettent des lunes à imaginer..

La fragilité ne devait pas être mon crédo, je devais rester fort, et bien qu’une lame luisante puisse me faire frémir, je ne savais pas vraiment si j’allais détester cela. Oui, sans nul doute possible, il fallait que je me prépare au pire, je priais juste que cela ne soit pas long. Après une petite réflexion, et connaissant la réputation de Disraeli faite par son propre frère, le miracle tant désiré n’aura jamais lieux. Le cœur battait, certes, mais pour combien de temps encore. La tête détournée, le souffle court avant qu’il ne commence, il y avait une fenêtre, celle-ci était occultée d’une planche, aucun moyen de fuir, ni d’être vu, sans le vouloir, j’avais vraiment choisi le meilleur moyen d’être retrouvé après des mois sous forme d’ossement, et encore, si notre cher Disraeli n’avait pas l’idée de me servir avec une coupe de fruit devant le comte, la tête en trophée. A la simple idée de cela, j’imaginais la tête et le hurlement, la stupeur de Riff, et le sourire satisfait de la carte sans nom. Finir en morceaux, ce n’était pas vraiment l’idée que j’avais de ma fin de vie. Puis je vis, non loin de là, sur le mur, une inscription avec du sang, sur le mur, mon sang ne fit qu’un tour, bien que je ne pouvais bien faire attention aux lettres, secouant la tête vivement, je toisais à nouveau Death

-Je compte bien défendre chèrement ma vie jusqu’à votre ennui mon cher diable.

Mes yeux dans les siens semblaient tellement innocents alors que je ne l’était pas, je pouvais voir devant moi le vice et le malsain à l’état pur, le diabolique, mais en même temps, que je le voyais, mes membres tremblaient. J’étais sous le coup d’une vision que je ne pensais même pas avoir. Cette ressemblance m’avait pourtant déjà frappée. Me tenant la tête lentement. Esquissant un petit sourire, j’allais lancer la phrase qui me démangeait depuis quelques mois déjà, et le détonateur était ma propre voix, ma langue de serpent ne pouvait pas vraiment m’en vouloir, sur le point de rire de ma propre ironie, alors les cheveux devant les yeux, que je déliais avec lenteur.

-Vous avez cette même aura autour de vous… celle-là même qui m’a fait suivre votre demi-frère… En fait.. vous vous ressemblez vraiment parfois… C’en est.. touchant..

Les cheveux le long des joues, soit je m’en sortais, soit je mourrais, et aux jeux de hasard, John Simon Cee, moi en gros, je n’étais Jamais, un bon joueur. Mauvais perdant en tout cas, je ne m’avouais jamais vaincu, et là ? J’avais perdu avant d’avoir commencé. Triste vue.. Sale vie
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MessageSujet: Re: Velvet heaven (John S)   

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