Londres la grande se lamente dans un cri de douleur mais je vais la purifier en éliminant les basses classes, ces symboles de déchéance et de corruption.


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 Ce soir je t'enmènerais danser

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Semi-Noble
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Semi-Noble

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MessageSujet: Ce soir je t'enmènerais danser   Mar 31 Aoû - 19:48

L’habituelle pluie londonienne frappait les carreaux de la chambre d’Elix. En réalité il pleuviotait plus qu’il ne pleuvait, les fines goutes telle de brume émettait un son étouffé contre le vitre, c’était agaçant comme peu l’être un long et faible sifflement, vraiment très agaçant. La demoiselle qui occupait les lieux étaient très affairée à ce pomponner devant un sublime miroir dont les contours savamment décorés imitaient le style baroque . Le reste de la chambre était un accordance avec le miroir, un grand lit baldaquin de couleur pourpre possédait un cadre en chêne sculptée de la même manière que le miroir, les autres meubles étaient du même types, les murs était tapissés de rouge et un tondo représentant les allégories de l’amour et de la musique, ornait le plafond. C’était une chambre luxueuse avec tout le confort pour l’époque, une porte entrouverte laissait voir qu’elle donnait sur une salle de bain. Elix était entrain de se blanchir le peau avec de la poudre de riz, grâce à un crayon de charbon elle se noirci le contour de yeux , ainsi prête la jeune femme qui ne portait qu’un corset se dirigea vers son armoire. Au lieu de prendre un des somptueuses robes qui se trouaient devant elle, elle pris un robe toute simple, verte avec au décolleté un ruban blanc en dentelle noué. L’opération prit plusieurs minutes puis elle se dirigea vers le miroir et avec un chignon savamment effectué, elle se releva les cheveux comme l’exigeait la mode. Un craquement retentit dans la piece, elle se retourna surprise et un peu effrayée et réalisa qu’elle était seule, toute seule… Des barreaux d’une cage faiblement éclairés par un rayon de Lune lui apparurent, une angoisse inexpliquée la prit et ses mains commencèrent à trembler, sa respiration devient haletante , elle eut l’impression qu’un étau de fer lui comprimait la poitrine. Elle savait comment réagir, elle enfila avec difficulté des bottines et un long manteau noir, attrapa une bourse et sortit en se précipitant de la pièce. Elle dévala les escaliers et manqua même de se tordre la cheville, poussa une lourde porte et se retrouva dans la rue où il y avait quelques passants, elle n’était plus seule. Sa respiration redevint normale, sa « crise » se calma comme si de rien était. Au plus loin qu’elle se souvienne à chaque fois qu’elle s’était retrouvée seule les même symptômes l’avait prise, elle ne savait pas à quoi c’était dû, mais toujours la même image et la même peur la prenait. Elle respira un grand coup et se dirigea à petit pas vers le lieu où elle contait aller, un lieu où elle ne serait pas seule de toute la nuit.

Londres avait son lot de bals et de bars pour distraire les nombreux noctambules qu’elle contenait, Elix se rendait dans l’un deux. Une salle de bal où les petit bourgeois faciles à détrousser se rendaient mais qui vers une certaine heure tardive commençait à devenir malfamée, avec l’alcool certaines personnes devenait moins respectables… Son arrivée là bas fut assez remarquée, surtout quand elle retira son manteau, « on ne voyait pas des jolis petit lots comme ça tout les jours ». On l’aborda, les femmes lui jetaient des regards de rivales, très vite elle arriva à se faire offrir des verres et on l’invita à danser. En premier lieu elle s’amusa à danser et à fleureter, tout en faisant cela elle repérai des cibles faciles dont elle fouillait discrètement les poches après les avoirs faites boire. Son butin était assez maigre mais un montre à gousset la satisfaisait car tout cela n’était que du simple divertissement, pas du travail sérieux. La salle de bal possédait un étage, avec une balustrade d’où on pouvait observer à son aise les danseurs. La demoiselle monta pour s’éloigner de toute cette effervescence, accoudée elle observait les jupes tournoyer éclairée par la faible lumière du lustre en bois accroché au plafond. L’alcool faisait son effet, les hommes avaient du mal à se tenir, de là elle pouvoir en voir certains passer leurs mains sous les robes de femmes, consentante ou non, c’était aussi une des raison de son isolement.
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Arcane Majeur
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Arcane Majeur "Le Monde"

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MessageSujet: Re: Ce soir je t'enmènerais danser   Mer 1 Sep - 11:23

Le pavé noir de jais, éclaboussé, fouetté, inondé par la pluie glacée de Londres. Un sombre reflet de la lune dans une flaque d'eau déjà noircie par la saleté du bas-quartier de la ville. Quelques gouttières, croulant sous le poids de l'eau et des années, et des clochards. L'eau de pluie n'arrangeait pas leur situation, et la plupart étaient lamentablement vautrés sous des tonneau ou des tôles, comme des loques. Ce spectacle n'émouvait plus personne, et la plupart des gens donnaient volontiers un coup de pied plus qu'un sou. Il arrivait parfois que la bonté se matérialise dans une personne, le temps d'une soirée.
La main douce et de soie d'un jeune homme déposa devant les yeux tirés et encrassés du clochard, une pièce d'or, brillante. L'homme aux longs cheveux noirs, a l'abri dans son grand manteau et de son large chapeau. Avec un sourire, il inclina celui-ci, avant de se diriger vers le pub malfamé le plus proche. Au hasard, comme d'habitude. Il poussa la porte miteuse, et entra dans l'avant-salle. Il paya quelques pièces à l'entrée, pour accéder a la salle de bal. C'était de coutume de faire payer un petit quelque chose, histoire d'assurer la soirée pour le propriétaire des lieux. Dans la salle, une effusion de bruit, de gloussements, et de voix rauques et ivres. Au petit bar, plusieurs hommes louches étaient accoudés, accompagné de femmes pas forcément charmantes, même en tenue de bal. Au milieu, en dessous des balustrades éclairées, des danseurs se laissaient aller. Tous profitaient cet instant pour oublier le pot-pourri dans lequel ils vivaient. Le nouveau venu, trouva rapidement une place le long de la piste de danse, et observa. Il aimait observer, repérer, avant de passer à l'acte. Après-tout, c'était son travail, il n'y avait aucun mal a en profiter ! Il fallait prendre du plaisir en travaillant, sinon changer de métier. C'était la philosophie de Morgan, qui ce soir, avait décidé de revêtir l'apparence de la folle jeunesse, plus par nostalgie que par nécessite. Il observait donc les couples qui dansaient, qui valsaient, les femmes et les hommes, jeunes ou vieux, ivres ou drogués, et il s'amusait à imaginer ce beau monde au travail le lendemain. Soudain, une jeune fille attira le regard de Morgan. Elle était entrée avant lui visiblement, et elle venait d'entrer sur la piste. Elle fit quelques tours parmi les hommes, à la recherche d'un danseur. Son visage innocent et son regard de fillette, bercé entre les rubans et les nœuds, fit sombrer dans l'inconscience plusieurs hommes. Ils se proposèrent, sans même avoir ce sentiment de doute, d'inquiétude. Ce sens développé, et cet connaissance des manières de l'être humain. Ce don que Morgan possédait, de pouvoir déceler le vrai du faux chez une personne, chez une apparence. Non, une jeune fille de cet acabit ne venait pas ici pour se faire rosser l'arrière-train par une bande d'édenté incapables d'aligner un pied devant l'autre, ni même par un ouvrier sachant poser les pieds sur une piste de danse. Elle choisissais un habile cavalier, toujours bien vêtu, ou riche. L'œil de givre fixa la jeune fille, l'observant fouiller les poches avec une dextérité étonnante. Elle sortait, montres, briquets, clés de maisons, et autres objets qu'on pouvait laisser trainer dans les poches. Déconcerté par la beauté de la jeune femme, aucun ne pensait une seconde qu'elle était une voleuse, ni même qu'elle venait de leur voler un objet de valeur. Cet esprit de profit, et cet habile maquillage de personnalité intrigua Morgan. Rare étaient les personnes capable de jouer un double jeu, avec autant de détachement. Par ailleurs, les recrues étaient rare en ce moment. Les dernières ayant péri par leur incapacité à se déguiser, l'Arcane Majeure changeante avait décider de suspendre le recrutement. Mais ce soir était peut-être l'occasion de happer une nouvelle âme dans la machine, ou d'occîr un Poison. Alors, il attendit que la jeune fille s'éloigne de la piste de danse, avant de s'élancer à sa suite. Elle s'accouda sur une balustrade, sous les regards aimable des petits gens. Elle avait plu et émerveillé, ce qui lui valut de ne pas se faire agresser. L'usurpateur s'approcha alors, derrière son masque. Car, il avait dû user de quelques plaques de cire pour cacher son âge , ainsi qu'un peu de maquillage. Il ressemblait à un beau jeune homme, aux cheveux de jais, et aux yeux d'un bleu glacialement charmant. Son visage aux contours plutôt fin, et son habit de bonne facture pouvait le désigner comme porteur d'une bonne bourse. C'était sans le vouloir, la personne parfaite que devait rechercher cette voleuse. Avec une voix douce, sans gravité, chaude et rassurante, Morgan s'adressa à la jeune voleuse.


- Bonsoir mademoiselle, vous auriez quelques instants à m'accorder ?
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Semi-Noble
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Semi-Noble

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MessageSujet: Re: Ce soir je t'enmènerais danser   Mar 7 Sep - 19:03

Au son clair de la voix qui retenti derrière elle Elix se retourna sans aucune méfiance, le physique du jeune homme allait avec sa voix. Ses traits étaient lisses sans aucune impuretés, ses yeux d’un bleu envoutant captivèrent son attention et ses cheveux noir comme l’encre lui donnait un côté mystérieux. Mais ce qui attira d’abord l’attention de la demoiselle était ses vêtements, ils n’avaient rien à voir avec la veste rapiécées qui servait généralement de tenue de bal pour les ouvriers habitués de ces lieux . Non, c’était de la bonne qualité de la très bonne qualité même, et pour avoir cette qualité il fallait de l’argent, beaucoup d’argent même. Et c’est cela qui intéressa le plus Elix, cette opulence qu’avaient les personnes aisée, elle savait le remarquer. Elle avait décidée d’arrêter de « travailler », ce soir l‘halène pestilentielles des soulards l’avait particulièrement écœuré, cependant elle ne pouvait pas refuser une proie qui semblait aussi juteuse. Elle adressa un des ses adorables sourires dont elle avait le secret après de longue heures à s’entrainer devant un miroir. Elle passait tout de suite à la chasse.
Avec un pivotement discret elle se plaça le plus à son avantage, elle pencha la tête dévoilant sa nuque délicate éclairée par les bougies du lustres, et avec une moue innocente elle lui répondit :


« Bien-sûr, c’est à quel sujet ? »

C’est-ce moment précis que choisit un des pochards, qui fréquentaient l’établissement et à qui la demoiselle avait tapé dans l’œil, pour venir importuner Elix par son odeur nauséabonde et ses manières de brutes.

«Rest’ pas avec c’ blanc bec Mam’zelle ! L’grand Jack à plus de matos pour t’satisfaire »

Et pour prouver ses dires il lui prit la mains de la demoiselle et la posa sur le matériel évoqué, Elix eut une grimace de dégoût et retira vivement sa main. Voilà où l’alcool mène, elle transforme un homme en une chose périssable sans dignité. L’alcool est le plus grand fléau des classes populaire, ils s’appauvrissent pour elle, elle les tues, tout cela parce qu’elle leur permet d’oublier leur misère. Entre l’alcool et le vol Elix à facilement fais son choix. Elle joua l’ingénue effrayée par cette brute vicieuse et se rapprocha du jeune homme, les poings devant le visage comme pour se cacher. Elle savait que les hommes adoraient jouer les protecteurs, cela prouvait leur virilité et leur donnait l’impression d’être supérieure et qu’on dépendait d’eux. Pour séduire sa proies elle décida de jouer la petite biche sans défense.
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Arcane Majeur
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Arcane Majeur "Le Monde"

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MessageSujet: Re: Ce soir je t'enmènerais danser   Mar 7 Sep - 19:21

La jeune femme s'accouda a la balustrade, avec un air innocent dont seule la gente féminine avait le secret. Elle dégagea sa nuque de sa belle chevelure bouclée, et elle jeta un coup d'œil à son charmant interlocuteur. Mais alors que les lèvres du charmant jeune homme allaient s'ouvrir, un ivrogne interrompu la discutions, et porta le sujet sur la taille de son sexe. Il jugea fort judicieux de faire tâter la bête à la belle, qui se réfugia comme une ingénue derrière Morgan. Où plutôt derrière l'apparence charmante qu'il avait prise.

- Ce n'est pas comme ca qu'on traite une jeune femme. En revanche, on comprendra plus aisément qu'on vous traite d'une manière similaire.

Le jeune homme se saisit de la choppe de l'ivrogne, et lui vida sur le crâne. Eclaboussé, et aveuglé, il ne put empêcher la chaussure de Morgan d'écraser la chair molle qui lui servait de ventre. Sans même réagir, le clochard roula dans les escalier, avant de vomir lamentablement par terre, au milieux de ses confrères. Dans un éclat de rire général, la salle applaudit se qui venait de se produire. Avec un sourire éclatant, Morgan salua la salle.

- Puis-je vous proposer un endroit plus distingué ?

Sa veste s'ouvrit et il sortit un petit flacon, avec lequel il se nettoya les mains. Il enfila ensuite une paire de gant de cuir d'une qualité excellente, avant de tendre sa main à la belle inconnue.


- Après une dernière danse ...
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Semi-Noble

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MessageSujet: Re: Ce soir je t'enmènerais danser   Lun 20 Sep - 20:04

Elix observa avec un certain amusement l'humiliation que fit subir le jeune inconnu au pauvre ivrogne victime de l'alcool et de sa bestialité. Elle était enfin débarrassée de ce malotru et en plus elle avait pu jouer le rôle de la pauvre petite ingénu. Par expérience elle savait que les jeunes nobles baissaient plus facilement leur garde devant ce qu'il pensait être une jolie fille sans cervelle parfaitement décorative. Les hommes si fières de leur sexe dominant ne pouvait imaginer être tromper la gente féminine, asservie, qui ne méritait même pas d’une éducation semblable à la leur. Elix se faisait un plaisir de les détromper tout en vidant leur poche. C’était une chose qu’elle appréciait particulièrement tromper, mentir, revêtir une apparence, prendre une personnalité et briser les illusions de ses victimes.

La salle applaudit très bruyamment telle une basse coure en furie, les boissons alcoolisées ingurgitées auparavant en partie responsable. Dans ce pub miteux, cette salle de bal qui n'y ressemblait que de nom, toute la bassesse, le revers de la médaille de la ville anglo-saxonne, y était réuni. La plus part des hommes et des femmes ici présents paraissaient beaucoup plus âgé qu'ils ne l'étaient, rongé par le travail et l’alcool qui leur permettait d’oublier cette souffrance. C’était eux le charbon qui permettait de faire tourner la grande machine londonienne et c’était eux qui en souffrait le plus. Ils n’étaient plus hommes, mais machine, machine bestiale. La gente demoiselle connaissait cette vérité, en partie, mais elle n’y pensait pas et préférait survivre. Une autre choses lui trottait dans la tête, l’endroit ou elle allait passer la nuit, et surtout avec qui. Le jeune inconnue au visage agréable semblait être un bon candidat, surtout qu’il paraissait riche et c’était cela qui attirait le plus la cupide demoiselle. Et quand ce dernier lui proposa de changer de lieu, elle fit semblant de réfléchir alors que pour elle il était déjà décider qu’elle accepterait.
Soudain, parmi la cacophonie assourdissante qui régnait, des notes retentirent et papillonnèrent dans la salle, le contraste entre le bruit ambiant et ce violon était frappant. Un jeune garçon assis sur un tabouret, imperturbable, et étrangement toujours sobre jouait impassiblement les notes d’une valse populaire. La jeune femme regarda un instant la main qui lui était tendu, après tout elle ne savait rien de lui. Elle se demanda d’ailleurs ce que pouvait bien faire un jeune homme aussi raffiné dans cet endroit malfamé. Mais elle lui adressa un grand sourire, après tout rien de grave pouvait lui arriver, tout le monde avait ces petites lubies, les siennes étaient peu être de côtoyer la misère de près.


"Avec plaisir."


Elix pris la main offerte et entraina le jeune homme vers ce qui semblait être un restant de piste de dance. Elle appréciait particulièrement la valse, la proximité avec le cavalier était propice à la séduction et au vol. Elle adressa un sourire angélique au bel inconnue, lui épousseta légèrement l’épaule pour attirer son attention ailleurs, et subtilement passa la mains dans sa poche, elle rencontra ce qu’elle pensa à la forme et au toucher froid être une montre. Mais elle ne la pris pas, pour l’instant elle repérait les objets potentiellement de valeur qu’il avait sur lui. Autour d’eux la populace continuait de brailler, mais imperturbables ils commencèrent à danser.
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