Londres la grande se lamente dans un cri de douleur mais je vais la purifier en éliminant les basses classes, ces symboles de déchéance et de corruption.


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 Fournitures scolaires [ Libre ]

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Arcane Majeur
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Arcane Majeur "Le Monde"

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Date d'inscription : 10/08/2010

MessageSujet: Fournitures scolaires [ Libre ]   Lun 23 Aoû - 11:26

L'inspecteur Wellington passa un long peigne dans sa chevelure blonde et lisse, fraichement lavée. Il essuya les quelques traces de mousse à raser sur ses joues, et rangea le petit mouchoir blanc dans la poche de sa veste. Une belle veste noire pour tout dire, avec un joli badge doré accroché sur la poitrine. Une cravate bleue marine, sur une chemise blanche, et une paire de bretelle pour tenir un pantalon de service. Les deux billes d'eau glacée fixèrent l'entrée de l'hopital, avant d'aller se poser sur un brancardier qui faisait une pause. Sirus sortit un cigare, et l'alluma à l'aide d'un magnifique briquet ouvragé, portant l'insigne du Comissariat de Londres. La flamme rongea le bout du cigare, et le policier avala une longue bouffée de fumée grise. Le bon goût du tabac Antillais lui emplit la bouche, et il ne put retenir un sourire de satisfaction. Il rêvait à présent d'un bon rhum vanillé, avec quelques glaçons. Mais il n'avait pas le temps de se reposer et de profiter des douces saveurs exotiques. Sirus approcha du personnel de l'hopital, et lui proposa un cigare. Le pauvre homme semblait bien trop fatigué pour accepter, et préfèrait boire son petit café bourré de sucre, et de caféine. Toujours dans le plus grand respect de son travail, l'inspecteur lui montra son badge, sachant parfaitement que le brancardier savait déjà qui il était. Mais c'était le protocole, comme d'habitude.

- Le directeur est-il présent aujourd'hui ?

- Je crois, qu'il est dans son bureau Mr Wellington.

Le Comissaire acquiessa d'un signe de tête, et salua l'employé. Il tourna les talons, en faisant attention de ne pas claquer ses chaussures en cuir fraichement cirées. Il ôta finalement ses lunettes de soleil, des lunettes d'aviateur noires, avec de petites branches d'or. En effet, il faisait beau ce jour là, et c'était rare. Londres s'était enfoncée dans la grisaille depuis quelques années, alors quand le soleil pointait le bout de son nez entre deux nuages, beaucoup de londoniens allaient se gorger de lumière.
Mais Sirus Wellington n'était pas d'humeur à se faire un bronzage, ni à siroter un coktail au Dog and Duck. Pourtant, leurs alcools importés valent bien qu'on y aille une fois par jour ; Cela étant, l'inspecteur avait du travail. Il était venu à l'hopital pour du travail, pour accomplir son devoir de policier. Il franchit les portes de l'hopital, en évitant de bousculer les patients désormais libre, ou les autres employés parti en pause. A quelques mètres se profilait l'acceuil, et une charmante jeune fille, qui devait sans aucun doute déjà être sous le charme du Comissaire. Il s'approcha donc, sans la moindre hésitation quand à son charme irresistible, et posa un oeil curieux sur le décolté de l'hotesse.

- Bonjour mademoiselle, pourriez-vous dire au directeur que Mr Wellington désire le voir ?

La femme acquiessa, les joues teintées d'un pourpre ravissant. Sirus avait toujours le don pour attiser les braises des relations humaines. Il lui suffisait de quelques jours pour déclencher les flammes de l'amour chez une femme. Ce talent lui provenait surement de son physique, de son grade, et surtout de son attribut, qui aurait fait frémir n'importe quelle putain de Londres. Quoi qu'il en fut, de l'attribut de Mr Wellington, cette hotesse d'acceuil lui plaisit beaucoup. Mais son travail l'empêchait de pouvoir assouvir cette envie soudaine. Le devoir avant tout .

- Je l'appelles, patientez un instant.

L'hotesse quitta son siège et se dirigea vers un ascenseur, et pressa un bouton sur une petite plaque en métal. Quelques instant plus tard, un voyant vert s'alluma.

- Vous pouvez venir Mr Wellington.

Le Comissaire pressa le pas, et frôla la jeune femme. Il passa sans hésiter sa main sur le petit fessier ferme et dodu qui visiblement était tendu pour qu'on y mette ses doigts. Satisfaite, elle se redressa l'air de rien, et retourna sur son siège. L'ascenseur descendit et s'ouvrit lentement. La cage de fer amena ensuite Sirus au dernier étage, au bureau du directeur. Une petite porte de fer ouvragé s'ouvrit juste après que la lourde porte de feraille de l'ascenseur se soit ouverte. Rajustant sa cravate et sa ceinture, Mr Wellington entra dans le grand bureau circulaire du directeur, dans la sphère de la science. Partout aux murs, il y avait des tableaux, des animaux sous formol, des produits dans des bocaux plus ou moins entretenus, des poudres, des seringues, et tout un tas de photos. Cet ensemble rendait la pièce lourd en souvenirs, et on pouvait se sentir mal à l'aise tant il y avait de produit chimiques et médicinaux dans la pièce. L'odeur de ses mélanges parvenait même a titiller les narines dans certains endroit de la pièce. Le Comissaire salua évidamment le directeur, qui attendait dans son bureau. Un directeur bien en chair, qui jouissait d'un ostensible pactole posé sur son bureau. Les frais de l'hopital était visiblement le cadet de ses soucis, le plus important étant sans doute le prochain restaurant qu'il allait pouvoir s'offrir. Oui, Mr le directeur était épicurien. C'était un trait de caractère chez lui, que Sirus avait toujours su apprécier. Surtout lorsqu'il pouvait parler affaire..

- Monsieur le Directeur, je suis venu pour notre part du marché.

Le directeur eut un large sourire, sur son visage gras. Ses joues furent prises d'un petit rebond, comme un petit hoquet de satisfaction. L'homme se souleva de son siège, et tendit une main aussi grande qu'un moule à tarte. Les deux petites prunes qui lui servait d'yeux scrutèrent le visage de Sirus.

- Comme convenu, Mr Wellington.

- En effet..

Les mains sur les hanches, le Comissaire observa le trousseau de clé que lui tendit l'homme. Un trousseau ne comportant qu'une clé, avec une petite étiquette accroché, signalant que c'était le double de la réserve.

- Prenez ce dont vous avez besoin Mr Wellington, mais ne me mêlez pas à vos affaires.

Le Comissaire s'inclina légèrement, et fit demi-tour. Il rangea le trousseau de clé dans sa poche et prit de nouveau l'ascenseur. Il pressa le bouton pour descendre, en soupirant. Il commencait à faire chaud dans l'hopital, alors Sirus sortit un chiffon. Il épongea son front, en maugréant quelque chose. Un petit bout visqueux et collant tomba au sol, pendant qu'il se frottait le front. En silence, l'inspecteur ramassa le petit bout qu'il recolla sur son front. Lorsque les deux portes s'ouvrirent, il put enfin retrouver l'air frais du couloir. L'ascenseur était une petite fournaise, parce qu'elle était située dans une ancienne cheminée, avec un toit que le directeur avait couvert de cuivre. Maugréant contre la maudite chaleur, Mr Wellington se dirigea vers l'acceuil, et signala qu'il descendait aux réserves. Il prit donc le couloir de droite. Alors qu'il réfléchissait à ce qu'il allait prendre, des bruits de pas attirèrent sa curiosité. Il y avait quelqu'un arrivait à l'acceuil. Au bruits de pas, impossible de savoir si c'était une femme ou un homme. Elle n'était ni blessé a la jambe, ni handicapée. Qui était-ce ?

Cette question, il ne se la posa pas longtemps ; car Morgan White était curieux, et il se retourna alors, pour jeter un oeil à cette personne. Car après tout, ce n'était peut être qu'un malade...
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